Kepler-452b

La Nasa annonce le 23 juillet 2015 la découverte d’une planète de taille terrestre, en orbite autour d’une étoile similaire au Soleil. L’exoplanète qu’on attendait ?

La Terre et Kepler 452b © Nasa
La Terre et Kepler 452b © Nasa

Elle s’appelle Kepler-452b et c’est l’exoplanète qui ressemble le plus à notre bonne vieille Terre ! Cette nouvelle venue parmi les 1935 planètes extrasolaires découvertes à ce jour se situe à 1400 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation du Cygne. Son rayon est d’environ 1,6 fois celui de la Terre et elle parcourt son orbite en 384 jours autour d’une étoile très similaire à notre Soleil. Elle se situe donc dans la zone d’habitabilité de son étoile. Mieux même : Kepler-452b reçoit de la part de son étoile autant d’énergie que la Terre de la part du Soleil. Bref, on l’aura compris : pour l’heure, l’exoplanète et son étoile constituent le système le plus similaire au binôme Terre-Soleil. Cela pourrait donc être une « super Terre », autrement dit une planète dont la masse est inférieure à 10 fois la masse terrestre.

Une seconde Terre ? Pas d’emballement…

C’est donc en son honneur que, le 23 juillet 2015, la Nasa a invité la presse mondiale à une téléconférence digne de l’annonce des prix Nobel, avant même qu’un article scientifique ne soit publié. La championne du jour, Kepler-452b, a été présentée parmi un ensemble de douze autres planètes, toutes ayant une taille entre une et deux fois la Terre et placées dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Parmi ces douze, neuf sont en orbite autour d’une étoile de type solaire. Toutes ont été découvertes par le télescope spatial Kepler que l’Agence spatiale américaine a lancé en 2009. « L’objectif du télescope Kepler de la Nasa au moment de son lancement était de dénicher des exoplanètes ayant une taille similaire à celle de la Terre, ou à peine plus, explique Franck Selsis de l’Observatoire de Bordeaux. Aujourd’hui, la mission nominale du télescope est terminée, et la Nasa a voulu souligner cette fin en toute beauté ». Par ailleurs l’événement tombait presque à pic : le 6 octobre 2015, les astronomes fêteront le vingtième anniversaire de la découverte de la première exoplanète, Pegasi-51b. De ce fait la Nasa n’a pas manqué d’inviter l’un de ses découvreurs (avec Michel Mayor) : Didier Queloz était à l’époque à l’observatoire de Genève, il est aujourd’hui à l’université de Cambridge au Royaume-Uni. Fin d’une mission et l’anniversaire historique coïncidaient ainsi à quelques mois près !

« TRANSIT ». Reste que des confirmations doivent encore être apportées : en effet, Kepler détecte les exoplanètes grâce à la méthode dite des « transit ». Son principe : lorsque la planète passe devant son étoile, elle masque une très faible partie de la lumière de celle-ci, et cela suffit à déduire le passage d’une planète. Ces déductions sont très délicates en ce qui concerne Kepler-452b : d’une part l’étoile est faiblement lumineuse et d’autre part la planète est petite. En outre, « l’important est de pouvoir déterminer la masse de cette exoplanète par rapport à sa taille, ce qui nous permettrait de savoir s’il s’agit d’une planète rocheuse » explique Franck Selsis. Et il y a encore des mesures à affiner… Enfin, une planète située dans la zone d’habitabilité de son étoile n’est pas forcément « habitable » : elle nécessiterait en plus une chimie et une géologie particulières ! Pour le savoir, il faut pouvoir détecter des molécules spécifiques à la vie : de l’eau ou des molécules organiques.« Mais cela nous n’avons pas encore les moyens de le faire pour des planètes de taille terrestre » explique Franck Selsis. Le grand défi de la prochaine décennie est donc l’étude systématique des atmosphères des exoplanètes.« C’est pourquoi nous avons proposé, avec une équipe dirigée par Giovanna Tinetti de l’University College à Londres, une mission à l’Agence spatiale Européenne (ESA), baptisée ARIEL, pour Atmospheric Remote-Sensing Infrared Exoplanet Large-survey » explique Jean-Philippe Beaulieu, de l’Institut d’Astrophysique de Paris. Son but : analyser l’atmosphère de 500 planètes en orbites autour d’étoiles proches à commencer par les planètes chaudes.

Sciences et Avenir – 23/07/2915 – Azar Khalatbari

 

Ce que vous en pensez.

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Revue de presse de l’actualité astronomique

ESA

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Baptemes en série pour 305 exoplanètes

Paru la semaine derniere sur le site « Pour la science »

citation:

L’Union internationale d’astronomie organise une consultation publique pour attribuer un nom à 305 exoplanètes.

Que cachent les sigles M31, PSR J0633+1746 ou encore C/1995 O1 ? Il s’agit des dénominations officielles de la galaxie d’Andromède, du pulsar Geminga et de la comète Hale-Bopp. Aux yeux du grand public, l’astronomie serait bien aride si les objets célestes n’étaient connus que par leur dénomination officielle. C’est le constat que fait l’Union internationale d’astronomie (IAU). Face à l’enthousiasme que suscite la recherche des exoplanètes et les succès obtenus dans ce domaine par les téléscopes tels que Kepler et CoRoT, l’IAU a décidé qu’un certain nombre de ces planètes en orbite autour d’autres étoiles que le Soleil seront nommées d’après les choix du grand public.

Le processus commence en juillet 2014 et se terminera dans un an, avec l’annonce officielle des noms attribués lors d’une conférence à Honolulu, à Hawaï, en août 2015.

La première étape a été la sélection par l’IAU de 305 exoplanètes découvertes avant le 31 décembre 2008. En effet, les planètes découvertes après cette date ne sont pas toujours confirmées et de plus amples observations sont nécessaires. Ces exoplanètes se répartissent en 260 systèmes stellaires, hébergeant chacun entre une et cinq planètes.

À l’automne, les clubs d’astronomie et certains organismes à but non lucratif pourront s’inscrire afin de proposer des noms pour les planètes et leur étoile hôte à partir de décembre 2014. Chaque proposition devra être motivée avec des arguments et respecter certaines règles.

Dans un second temps, à partir de mars 2015, le grand public pourra voter pour les noms proposés. L’IAU commencera à valider les résultats à partir de juillet 2015.

Alors, quel sera le futur nom de GJ 176b ? ou HD 16141b ? Rendez-vous dans un an !

Et pour ceux qui veulent participer, tout se passe sur http://nameexoworlds.org/

www.pourlascience.fr le 17/07/2014 17:15

Hubble (HST) découvre un vaste réservoir de gaz près de la voie lactée

[ezcol_1fifth]Notre voie lactée a semble-t-il trouvé une solution à son manque de gaz. Les astronomes avaient estimé que notre galaxie n’avait qu’une réserve d’environ 1 milliards d’années pour créer d’autres étoiles. [/ezcol_1fifth] [ezcol_4fifth_end]hydrogene_voie_lactee[/ezcol_4fifth_end]Mais les scientifiques ont à présent découvert qu’un long nuage de gaz été en train de « tomber » sur notre galaxie et qu’il serait au moins 4 fois plus massif que précédemment estimé et par conséquent qu’il pourrait régénérer la fabrication d’étoiles pendant une (très) longue période.

« C’est une trés belle recherche avec des resultats surprenants » affirme Leo Blitz de l’Université de Californie à Berkley, qui n’a pas fait parti du projet.

L’astronome Andrew Fox du Space Telescope Science Intitute à Baltimore dans le Maryland, et ses collègues ont fait cette découverte alors qu’ils étaient en train d’observer le nuage de gaz logé entre deux amas d’étoiles, le grand et le petit nuages de Magellan, en périphérie de notre galaxie. Le nuage de gaz ainsi découvert s’étendrait sur plus d’un demi million d’année-lumière, et une très grande majorité de ce gaz finirait par être attirer par notre galaxie.

L’hydrogène n’est pas toujours facile à découvrir dans l’espace, et se présente sous des formes diverses. Parfois dans un aspect neutre, et non-ionisé, dans lequel chaque proton s’accompagne d’un electron et dont la longueur d’onde est de 21 centimètre sont des ondes facilement repérables par les radiotélescopes. Mais parfois cet hydrogène est ionisé, et les électrons ne s’accompagne plus de protons, ce type de gaz n’émet pas les fameuses ondes radio et est donc plus difficile à détecter.

Pour vérifier si ce second type de gaz était en train de tomber sur notre voie lactée, l’équipe  a utilisé des données fournies par le télescope Hubble. Les astronomes ont examiné 69 quasars et galaxies se trouvant derrière ce nuage de gaz pour mesurer la quantité d’ultraviolet qui étaient absorbée.

A leur grande surprise, Fox et ses collègues ont détecté tellement d’absorption qu’ils en ont déduits que le nuage contenait beaucoup plus de gaz ionisé que non-ionisé. Dans le Astrophysical Journal l’équipe a donc quadruplé la quantité estimé de ce nuage dans les amas de Magellan. Les précédents travaux avaient estimé que la masse du nuage de gaz devait avoisiner le demi million de masses solaires, cette estimation est donc aujourd’hui portée à environ 2 millions de masses solaires. Ce nuage contenant d’autre éléments comme l’hélium -second éléments le plus répandu dans l’univers – l’estimation a donc été estimée à 3 millions de masses solaire, mais ce chiffre pourrait encore être revu à la hausse si une partie de ce gaz se trouve au-delà de l’amas de Magellan comme le suspectent les astronomes.

Nous sommes donc les temoins d’un processus de régénération d’une galaxie – la notre- en gaz d’hydrogène et d’hélium. Ce processus serait assez répandu dans l’univers et nous sommes donc au premières loges pour assister  ce fabuleux spéctacle.

Ondes gravitationnelles: c’est pas gagné.

Les astronomes qui ont annoncé en Mars qu’il avaient des preuves de l’existence d’ondes générées par le Big Bang, adoptent aujourd’hui un discours plus mesuré suite à la publication de leurs résultats.

Dans un papier publié le 19 Juin dans « Physical Review Letters » , les chercheurs de l’observatoire du BICEP2 reconnaissent que les effets de la poussiere en premier plan dans la voie lactée pourrait compter pour une plus grande part -peut-être entierement- que précédemment estimée, dans ce qui semblait être un signal venu de la nuit des temps.

En plus de cela, des présentations qui se sont tenues plutot cette semaine à une conférence sur la cosmologie à Moscou, et basées sur les observations du satellite Planck de l’agence spatiale européenne ont également apporté la preuve que les observation faites au BICEP2 seraient entièrement du à l’effet de la poussière.

Rappelons que John Kovac du Centre de Harvard-Smithsonian pour l’Astrophysique à Cambridge (Massachusetts), a annoncé lors d’une conférence de presse le 17 Mars dernier, des résultats sur ce sujet qui lui ouvrirait les portes du prix Nobel, en parti car il semble confirmer une theorie sur la naissance de l’univers.

Selon cette théorie, proposé pour la première fois en 1980, l’univers a commencé avec un bref mais extraordinaire période d’expansion appelé « inflation cosmique« . Cette inflation aurait généré des ondes gravitationnelles, créant une déformation de la polarisation du « fond diffus cosmologique » (CMB – cosmic microwave background), c’est ce résidu fossile extrêmement faible laissé par le Big Bang que le BICEP2 pensait observer dans le ciel.

Les grains de poussières présent dans notre galaxie pourraient avoir une empreinte de polarisation similaire dans le CMB et semblable aux ondes gravitationnelles. Mais basé sur plusieurs prévisions différentes, les chercheurs ont conclu que leurs résultats allaient plus probablement provenir d’ondes primordiales de gravitation.

Parce qu’une source clé de données n’était pas alors publiquement disponible, la plupart des modèles utilisés par Kovac et ses collègues n’ont pas inclus les informations du satellite Planck, qui a réalisé un scan complet du ciel en micro-ondes entre 2009 et 2013.

L’équipe BICEP2 a vraiment utilisé un modèle  basé sur des données préliminaires du satellite Planck , mais d’autres scientifiques, y compris Rafael Flauger de « Institute for Advanced Study »  à Princeton, New Jersey, a suggéré que les chercheurs aient mal interprété des informations et qu’une analyse correcte suggère que la poussière puisse représenter beaucoup ou tout le signal . L’équipe BICEP2 a maintenant exclu ce modèle de son analyse à cause « de l’incertitude inquantifiable, » notent les chercheurs en marge de leur article.

Mais les autres modèles utilisés par l’équipe BICEP2 sont aussi fortement incertains, et basés sur les évaluations plus vieilles de poussière qui ne vont probablement pas être correctes, note le cosmologue Uros Seljak de l’Université de Californie, Berkeley, co-auteur dans un autre journal, critique d’analyses du BICEP2.

Les membres de l’équipe disent qu’ils croient toujours que des vagues de gravitation sont l’explication la plus probable du signal qu’ils ont détecté avec le télescope à micro-ondes basé au pôle antarctique, BICEP2. Cependant, dans leur article,  les auteurs notent que les modèles qu’ils ont utilisé pour analyser leurs données « ne sont pas suffisamment contraints par des données publiques externes pour exclure la possibilité d’émission de poussière assez brillante et expliquer entièrement le signal excessif ».

La contribution de la poussière « semble être quelque peu plus importante que les modèles pré-Planck  prévus, » dit le membre de l’équipe BICEP2 JAMIE BOCK de « California Institute of Technology » et « NASA’s Jet Propulsion Laboratory », les deux basé à Pasadena. « Nous soutenons toujours que les données obtenues ne sont pas le fait unique de l’interprétation de la poussière, » et d’ajouter,  » ce qui confirme ce que nous avons dit sur ce sujet concernant la poussière en Mars. »

Le Cosmologue David Spergel de » Princeton University in New Jersey » dit qu’il est heureux que l’équipe BICEP2 ait reconnu la possibilité que l’intégralité du signal pourrait être du à la poussière. Mais l’article, révisé depuis sa parution sur le dépôt arXiv.org le 17 mars, « est toujours quelque peu erroné », dit-il. « Je crois que la communauté de cosmologie reconnaît maintenant que nous devrons attendre Planck pour une découverte des ondes gravitationnelles ou la clarification à laquelle ce signal serait dû à de la poussière polarisée, » dit-il.

Les cartes définitives de Planck ne seront pas publiées avant Octobre. Mais à la Moscow cosmology  qui se réunissait le 16 juin, l’astronome Jean-Loup Puget (Planck) de l’Université de Paris-Sud à Orsay a rapporté de nouvelles découvertes qui suggèrent que la poussière joue un rôle majeur dans la partie sud du ciel examiné par BICEP2. Les analyses précédentes de Planck  n’ont pas montré la quantité de polarisation du à la poussière dans cette partie du ciel ou d’autres régions de la Voie lactée à cause de la rareté relative de poussière et le signal bas comparé au bruit dans ces régions.

En utilisant pour la première fois les cartes du satellite Planck les plus récentes disponibles, Jean-Loup Puget et ses collaborateurs ont directement examiné la polarisation de poussière dans ces régions galactiques plutôt que d’extrapoler dans les régions plus poussiéreuses dans le plan de la Voie lactée. Jean-Loup Puget a dit qu’un article détaillant ces découvertes serait publié dans environ six semaines.

Il y a toujours un espoir, dit Seljak, que l’équpe du BICEP2 a observé le vrai signal. » Mais à ce stade cela ressemble plus à une conviction, plutot qu’un argument »

Par hal9000, il y a

Les ondes gravitationnelles d’Einstein chez vous

Beaucoup ont deja entendu parler des projets comme « folding@home » ou encore « seti@home » pour ne citer que les plus connus, pour d’autre ces projets ne signifient absolument rien, alors kézako?

Les projets @home (prononcez [atom]) sont issus de la recherche afin de mener a bien des études ou projets. L’idée est d’une simplicité enfantine: sensibiliser toute personne à un projet scientifique disposant d’un ordinateur afin d’utiliser les ressources inexploitées du processeur. L’un des tous premiers à utiliser ce système fut « folding@home », ce projet installait donc un petit programme sur n’importe quel ordinateur Windows et Mac téléchargeait un morceau de la base de données et calculait toutes les possibilités qu’une protéine avait de se plier « folding » afin de découvrir la résultante pouvant être a l’origine d’une dégénérescence donnant lieu a des cellules malades de type cancer ou autre, et de renvoyer le résultat final vers la base de données créant ainsi un supercalculateur a travers le monde a moindre frais . Bien que lancé en Octobre 2000 ce projet existe toujours, preuve que le nombre de possibilités pour une protéine est gigantesque. ( seti@home quand à lui est un projet qui analyse les émissions radio qui se baladent dans l’espace afin d’y déceler une quelconque forme de vie intelligente, chacun se fera son idée sur le sujet)

Mais revenons à Einstein, ou plutôt le projet « Einstein@home » de quoi s’agit-il? le principe reste exactement le même que pour « folding » sauf que cette fois on cherche à déceler des ondes gravitationnelles.

Que sont ces ondes gravitationnelles? Il s’agirait bien souvent de la combinaison de deux astres hyper massifs tournants l’un autour de l’autre (trou noir et étoiles à neutrons principalement) et dont la « danse » génère des vibrations dans la courbure de l’espace-temps seuls des corps massifs capables d’accélérations phénoménales sont capables de créer de telles perturbations, Einstein en avait prédit l’existence grâce à la relativité générale, d’où le nom du projet. L’un de ces phénomènes a pu être repéré dans la nébuleuse du crabe (rayons X) :

crabe-pulsar

La quête ultime, le calice, serait de déceler ces ondes au niveau du fond diffus cosmologique ce qui serait alors l’une des découvertes majeures de la cosmologie moderne, grâce au satellite « Planck » qui a sondé le fond de l’univers pour nous offrir l’une des plus belles images de l’astronomie moderne que l’on peut aujourd’hui considérer comme « définitive »:

fond_diffus_planck_2013

Les scientifiques pensent pouvoir déceler dans ces fluctuations extrêmement faibles de température des traces de ces ondes gravitationnelles issues du Big-Bang:

ondes_gravitationnelles_planck

 

Carte de polarisation révélant la présence d’ondes gravitationnelles – Observatoire BICEP2 – Mars 2014

Planck devrait fournir une première carte global de la polarisation du rayonnement cosmologique à l’automne 2014.

Voila donc, à quoi sert ce projet « EINSTEIN@home ». Si l’aventure vous intéresse et que vous souhaitez prendre part, il vous suffit de télécharger le fichier d’installation pour windows 64bits, ou celui-ci pour les versions windows 32bits (faites « touche windows » + « pause » pour connaitre votre version). Les adeptes de la pomme ne sont pas oubliés puisqu’il existe également pour Mac OS 10.4 un petit fichier à télécharger et à installer.

Un tutoriel est disponible directement en français sur le site de l’Alliance Francophone – site dédié au calcul distribué via BOINC.

Vous y trouverez également une page explicative sur le principe de EINSTEIN@home.

 

 

Par hal9000, il y a

Plein les Yeux : Magellan

Nuage de Magellan

Le Grand Nuage de Magellan est l’une des galaxies les plus proches de la nôtre. Les astronomes ont récemment utilisé toute la puissance du Très Grand Télescope de l’ESO pour explorer l’une de ses régions les moins bien connues.

Sur cette nouvelle image apparaissent des nuages de gaz et de poussière au sein desquels naissent de nouvelles étoiles chaudes qui sculptent leur environnement et lui confère d’étranges formes.

Y figurent également de longs filaments, vestiges de la disparition d’une étoile sous la forme d’une explosion de supernova