Choisir ses oculaires

TAK-UW_1La vraie puissance d ’un instrument, ou son ouverture, est caractérisée par le rapport de la longueur focale d ’un instrument divisée par son diamètre (F/D), plus le nombre est petit, plus l ’instrument est ouvert et … lumineux

Chaque élément de la « chaîne » optique d’un instrument est déterminant pour la qualité de l’ensemble. L’oculaire en fin de chaîne (ou en début, c’est selon) est souvent oublié dans cette qualité. Il faut pourtant savoir qu’un bon oculaire peut améliorer sensiblement la qualité d’un télescope moyen et qu’un oculaire médiocre ou inadapté peut détruire les bénéfices d’un excellent instrument.

 Les propriétés des oculaires

Il existe trois types de coulant : Le coulant « japonais » 24,5 mm ; le coulant « américain » 31,75 mm et le coulant « géant » 50,8 mm. Plus le diamètre est important et plus l’oculaire est lumineux .. Et cher !

La focale est indiquée en mm sur l’oculaire. Elle détermine directement le grossissement obtenu. Plus la focale est petite plus le grossissement sera important. On calcul le grossissement en divisant la focale de l’instrument par la focale de l’oculaire.

Caractéristiques des oculaires

NB : Le choix du grossissement dépend de l ’objet à observer (lune, Jupiter, galaxie)

 Le champ de l ’oculaire est aussi appelé champ apparent (CA). Il détermine le champ visuel dont vous disposerez. Le CA commun est d ’environ 50° ; le CA le plus grand est de 82° (Nagler). Le prix augmente exponentiellement avec le CA

C ’est la portion d ’espace que l ’on aperçoit lorsqu ’on regarde à travers l ’oculaire. Pour le calculer on divise le CA par le grossissement

Ex :

Soit un instrument de 1000 mm, soit un oculaire de 20 mm et de CA 40°.

Le grossissement est de 1000 / 20 = 50X et le champ de vision sera 40° / 50X = 0,8° (48 ’)

 NB : 1° = 2 fois le diamètre de la lune
 

 Le choix des oculaires

4 oculaires sont nécessaires et suffisants pour couvrir l’ensemble des objets que vous voudrez observer avec votre télescope. Il est bien sur possible et souhaitable d’avoir des variantes de certains grossissement selon vos préférences d’observation. Il reste cependant préférable d’avoir peu d’oculaires de grande qualité que toute autre disposition.

L’utilisation d’une Barlow (doubleur ou tripleur de focale) peut permettre de limiter le nombre d’oculaires mais la perte de luminosité incidente (divisée par 4 ou 9) ne justifie pas cet investissement. A éviter.

Vous pourrez aussi utiliser des filtres pour optimiser l’efficacité de vos oculaires en observation visuelle. Les filtres colorés ou spectraux permettent d ’augmenter les contrastes des objets observés (les bandes de Jupiter, la tâches rouge …) ; les filtres neutres ou polarisant éliminent l ’excès de luminosité (c’est crucial pour la lune) ; les filtres interférentiels (antipollution) révolutionnent tout simplement l’astronomie visuelle dans nos contrées fortement polluées ;

Le grossissement minimum : Il est le plus lumineux et offre le maximum de champ. On calcul la focale maximum de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par 7. Il est idéal pour le ciel profond et les objets les moins lumineux.

Le grossissement moyen : On l ’utilise pour observer la lune en son entier et pour les amas galaxies et nébuleuses. On calcul la focale moyenne de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par 3.

Le grossissement utile : C ’est celui que l ’on choisit pour observer les détails à la surface de la lune et des planètes. On calcul la focale utile de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par une valeur entre 0,7 et 1,5. On a intérêt à en avoir plusieurs qui couvrent cette plage pour choisir qui sera le mieux adapté à la turbulence du moment.

Le grossissement maximum : Il est indispensable pour séparer les étoiles doubles ou par turbulence faible pour la lune et saturne. On calcul la focale minimum de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par 0,5

Au-delà de ce grossissement ce que vous gagnez en grossissement est perdu en détail !!

 Les différents types d ’oculaires

  •  Qualité ordinaire : H (Huygens), HM (Huygens-Mittenzwey), R (Ramsden), SR(Syw-Ramsden)
  • Qualité moyenne : AH, K (Kellner), MA, SMA
  • Bonne qualité : OR (orthoscopique)
  • Haute définition : OR HD
  • Haut de gamme :Panoptic, AVW ou Lanthanum
  • Les grands champs : Nagler, Panoptic,UWA (Ultra Wide Angle), SWA

Pourquoi choisir un grand champ : Supposons que vous observiez la lune avec un Nagler 2 de 16 mm et un Celestron 8 (F=2000). Avec ce grossissement (125) vous ne verriez, avec un autre oculaire qu ’une petite portion de Lune. Avec un Nagler vous contemplerez la lune en entier avec le même grossissement.

C ’est une vision prodigieuse. Pour le ciel profond, c ’est tout simplement extraordinaire !

A vos instruments !!!

 

 

 

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