L’informatique au secours de l’Histoire

Apollo11_nvidia

Photo Nvidia.

 

Plus de 40 ans après l’exploit de Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins à bord d’Apollo 11, les détracteurs continuent d’alimenter la pseudo-polémique sur la soit-disante usurpation des premiers pas de l’Homme sur la Lune.

Si les personnes persuadées d’un complot ne manquent pas d’arguments les plus farfelus les uns que les autres, la société « Nvidia Corporation », fabricant mondial de puces électroniques pour le rendu en 3D (Nvidia Quadro) et l’accélération en 3D (Nvidia Geforce) a décidé de mettre en avant sa dernière génération de puce (Maxwell) en prouvant que la célébre photo prise par N. Armstrong montrant B. Aldrin descendant du module lunaire, ne pouvait être un faux.

Aldrin_landing_on_moon

Photo NASA.

 

Nvidia s’est donc appuyé sur sa toute nouvelle génération de puce 3D afin de prouver que les conditions dans lesquelles N. Armstrong a pris cette photo sont caractéristiques de la propagation et la diffusion de la lumière sur la Lune. L’un des arguments que les détracteurs mettaient en avant portait notamment sur le fait que si B. Aldrin était en train de descendre dans l’ombre du module, alors la photo n’aurait pas  pu le faire apparaître sauf si il était éclairé par un projecteur dans un studio de cinéma. Nvidia vient définitivement balayer d’un revers de manche cette idée en prouvant que la diffusion de la lumière sur le sol lunaire et notamment de la combinaison de N. Armstrong agissaient eux aussi comme des sources lumineuses et que par conséquent il était tout à fait normal de « voir » la combinaison de B. Aldrin dans l’ombre du module.

D’autres phénomènes d’ombres et de lumières sont également expliqués et prennent vie en image, comme par exemple le fait qu’aucune étoile n’apparaît en fond dans l’espace. Si les astronomes amateurs versés dans la photographie astronomique comprennent parfaitement ce phénomène, il l’est en revanche beaucoup moins pour le grand public qui peut en effet s’imaginer qu’une grossière erreur s’est produite lors d’une éventuelle mise en scène dans un studio. En réalité, l’erreur auraient été de faire apparaître ses étoiles sur les photos.

Plus de 40 ans après, c’est donc l’informatique qui vient au secours de la vérité scientifique, grace au calcul. Pour la communauté scientifique et les astronomes amateurs cela ne faisait absolument aucun doute, et nous restons admiratif de cet exploit historique qu’ont accomplis trois astronautes dont les noms figurent aujourd’hui au Panthéon des grands Hommes au cotés de Christophe Colomb, Archimède, Galilée, Corpernic, Einstein etc…

Nulle doute que les affabulateurs en tout genre ne tariront pas d’idée pour trouver une autre « preuve » du soit-disant mensonge international. Il y a quelques années, Arte avait réalisé un faux documentaire sur la soit-disante imposture de la NASA et Apollo 11. La chaine Arte n’a jamais caché le fait qu’il s’agissait bel et bien d’un canular, le but du réalisateur William Karel était au contraire de montrer comment, sur la base de documents historiques et d’interviews détournés, il était facile de créer de toute pièce une rumeur. Une sorte de thérapie du « mal par le mal », un documentaire homéopathique en quelque sorte.

La video sur la reconstruction en 3D:

Le faux documentaire d’ARTE:

Un site d’atterrissage pour Philae

La mission Rosetta a choisi un point d’atterrissage à la surface de 67P/Churyumov-Gerasimenko pour son module Philae. L’annonce  provient des responsables de l’ ESA à Paris.

La zone -le site « J »- est proche du sommet du plus petites des deux excroissances , ou la tête de la comète, que certains ont associé à la forme d’un canard depuis que la sonde Rosetta s’est approchée de la comète le 6 Août dernier. La sonde est la première à accompagner une comète au fur et à mesure que le soleil réchauffe et active les jets de gaz et de poussières. Cet atterrissage, prévu le 11 Novembre prochain, sera la première mission à prélever des échantillons de poussière et de glace et d’en analyser les composantes.

 

philae_landing_spot

 

Les scientifiques et ingénieurs ont choisi le site d’atterrissage, une zone en forme d’ellipse d’environ un quart de kilomètre, d’après une liste de 5 candidats choisis pendant un meeting de 2 jours a Toulouse. Le site « C » sera la solution de secours, dans l’hypothèse ou le site « J » montre d’éventuel problèmes dans les prochaines inspections. « La zone n’est pas complètement plate » déclare Stephane Ulamec, le responsable de l’atterrissage du module Philae de l’agence spatiale en Allemagne à Berlin, « même à cet endroit le risque reste élevé ».

philae_J_site

Le site a été choisi sur la base de plusieurs critères. L’un d’entre eux était l’état de la surface: les responsables voulaient éviter les rochers, les falaises ou les pentes qui pourraient renverser le module. Avec ses deux harpons placés sous son ventre pour l’aider à s’ancrer, Philae peut s’accommoder avec les différentes résistivités des matériaux à la surface de la comète. Des relevés récents montrent que la poussière à la surface est tendre, avec des grains fins et duveteuse, et s’adapte très bien avec les capacités du module.

Philae_harpoons

La dynamique de la descente était également une considération importante pour la sélection. Pendant environ 7 heures, le module va tomber, sans propulsion, sous l’effet de la faible gravité de la comète, et les responsables du projet souhaitent maintenir le contact avec Rosetta aussi longtemps que possible. Ils souhaitent également éviter les régions actives de jets de gaz et de poussières afin de ne pas altérer la trajectoire du module. Pour ces raisons, ils ont choisi une région sur la petit excroissance, qui ne semble pas montrer d’activité.

Pendant ce temps là, l’équipe ne veut pas être trop écarté de la manœuvre. Holger Sierks chercheur au « Max Planck Institute for Solar System Research » à Gottingen, et le principal expert de l’appareil photo scientifique de Rosetta, était émerveillé de constater qu’il y avait 2 fosses cylindriques situées à 500 et 600 mètres du site d’atterrissage. « Nous avons récemment constater d’après les relevés que ces deux fosses pourraient être actives » a dit H. Sierks.

Enfin, les Scientifiques ont également leur mot à dire. La plupart d’entre eux veulent également un échantillon de cette poussière noire riche en éléments organiques dont ils estiment qu’elle n’a pas été modifiée depuis la formation du système solaire il y a plus 4,5 Milliards d’années. Pour cette raison, ils veulent éviter les régions qui ont été actives pendant les précédentes rencontres avec le soleil. « Nous voulons prélever une matière la plus intacte que possible », déclare Jean-Pierre Bibring responsable scientifique de Philea à l’institut d’astrophysique d’Orsay.

source: « Science.com » – Septembre 2014

Fête de la science 2014

 

Fete_de_la_science_2014

Au sein des nébuleuses où elles naissent, la plupart des jeunes étoiles de type solaire sont entourées d’un vaste cocon de gaz et de poussières. Sous l’effet de l’attraction gravitationnelle et de la rotation, ce cocon finit par s’étaler en un disque de matière résiduelle autour de l’étoile. C’est dans ce disque que les planètes se forment…
En étudiant l’environnement des étoiles jeunes grâce aux techniques d’observation comme l’optique adapta- tive et l’interférométrie, ainsi que par la modélisation numérique, les astronomes affinent ce schéma global de formation des étoiles et des planètes.

Rosetta à 100 km de son objectif final

Churyumov-Gerasimenko

Photo prise le 1er Août 2014 à 1000km de la comète.

 

 

C’est demain que la sonde Rosetta devra se placer en orbite à une centaine de kilomètre de Churyumov-Gerasimenko une comète à la forme plutôt curieuse évoquant un « petit canard » de quelques kilomètres (5 en moyenne) tournoyant sur lui-même.

Après un périple d’une dizaine d’années et un sommeil d’environ 2 ans, Rosetta s’apprête donc à se mettre en station autour de la comète. Les premières analyses débuteront donc à partir du 6 Août. Mais beaucoup de données ont déjà été récoltées à l’approche de la comète et on sait déjà que sa température en surface est un peu plus chaude que ne l’avait laissé penser les estimations, la sonde a en effet relevé une température d’environ -70°C alors qu’on pensait trouver une température avoisinant les -100°C. Ceci révèle déjà une information très intéressante sur la couche extérieure de la comète qui a donc accumulé une certaine épaisseur de poussière qui à son tour se réchauffe très légèrement sous la faible lueur de la lumière du soleil. Rosetta pourra donc sonder à quelle vitesse varie la température sur les premiers centimètres d’épaisseur de la comète puisque la comète tourne sur elle-même, apportant ainsi une information supplémentaire sur le choix crucial de « l’amarrage » de Philae, le module que Rosetta a emporté avec elle et qui devra réaliser la prouesse de se poser pour la première fois à la surface d’une comète. La zone « d’atterissage » sera d’une grande importance pour les études qui devront être menées à la surface de la comète. En effet le site devra être en mesure de pouvoir répondre à l’ensemble des missions et analyses qui ont été programmées, mais Philae ne disposant que d’une source assez réduite d’énergie, le lieu choisi ne devra pas présenter d’obstacles susceptibles d’engendrer une surconsommation d’énergie.

animation-Churyumov-Gerasimenko

Les enjeux d’une telle mission sont véritablement capitaux dans les questions qui animent les scientifiques depuis des décennies, parmi ces questions l’une d’entre elles concerne la formation du système solaire puisqu’on pense trouver des réponses au sein des composés chimiques enfouis dans les couches gelées de la comète puisqu’ils sont les témoins-fossiles de la formation de notre système solaire ; mais par dessus tout, la réponse à l’apparition de la vie sur Terre qui aurait pu être « apportée » par les comètes lors des grands bombardements juste après la formation de notre planète. En effet l’hypothèse la plus folle serait de déceler et donc de confirmer la présence de composés chimiques extrêmement simples mais nécessaires à l’apparition de la vie (acides aminés ou aminoacides ) validant ainsi la thèse qui veux que la vie ne soit pas apparue sur Terre mais que son origine soit extraterrestre et qu’elle ait trouvé des conditions favorables pour se développer.

philae-Churyumov-GerasimenkoPhilae est programmé pour se poser sur la comète le 11 Novembre prochain. Si les résultats des analyses confirment l’hypothèse de la vie extraterrestre, alors nous ne serions officiellement plus seuls dans l’univers, car si un tel scénario a pu se dérouler pour la Terre, c’est qu’il a également pu se produire aussi pour n’importe quelle autre planète regroupant les mêmes conditions que la Terre. Finalement, à la question « sommes nous seuls dans l’univers? » aura trouvé sa réponse sur Terre car nous serions nous même des extraterrestres. Rendez-vous le 11 Novembre prochain.

Nuits des étoiles 2014: le public au rendez-vous.

nuits_etoiles_2014-afficheLes conditions étaient loin d’être toutes réunies ce samedi pour célébrer la 24ème nuit des étoiles sur le site de l’observatoire de Ligoret (Tauxigny). C’est pourtant un pic de presque  200 personnes que la S.A.T a pu enregistrer vers 21h-22h.

C’est un après-midi nuageux et pluvieux qui a débuté cette journée du 24ème festival de la nuit des étoiles, et il fallait être motivé ou très convaincu pour venir tenter sa chance à l’observatoire qui par un grâce plutôt mystérieuse, a été largement épargné par les intempéries, cependant le site a tout de même essuyé quelques petites ondées, mais visiblement sans commune mesure avec les trombes d’eau qui ont inondées le reste du département selon le témoignage de certains spectateurs stupéfaits de trouver à Ligoret des conditions « presque » estivales.

Cette année à la S.A.T. , la nuit des étoiles était placée sous le signe du « retour vers la Lune », 45 ans après le premier Homme sur la Lune (21 Juillet 1969) et les missions « Apollo », la NASA s’apprête à (re-)lancer une grande mission vers notre satellite et qui aura entre autre pour objectif d’établir un « pas de lancement » pour les missions futures vers l’exploration humaine de notre système solaire et notamment vers notre voisine Mars. C’est Daniel, membre du club, qui a donc assuré cette présentation, il s’est évertué à expliquer dans le détail tous les enjeux techniques et les aspects scientifiques des ces missions qui ne devraient pas voir le jour au mieux d’ici 2020.

Fin de la conférence vers 22h 45;  il était temps pour tous de tourner la tête vers le ciel pour voir passer vers 23h30 l’ISS (la station spatiale internationale)-et quelques nuages- point extrêmement brillant dans le ciel grâce à la colossale superficie des ses panneaux solaires. Le public était encore bien présent après la conférence pour observer le ciel à travers les différents télescopes disponibles dans la clairière de l’observatoire, on pouvait y trouver ici et là 4 dobson( 200 – 300-400 ), 1 lunette 120 et 2 schmidt-cassegrain 11 pouces,et bien sur les 2 coupoles étaient en accès libre ; les membres du club qui n’étaient pas affairés à un instrument guidaient les curieux dans le ciel à travers les étoiles, les constellations et notre voie lactée. Nous avons eu droit en fin de nuit à un ciel quasiment vierge, ce qui a permis aux derniers courageux de profiter des étoiles filantes (perséides) dont le pic d’activité aura lieu à partir du prochain week-end (9 au 14 Aout), mais dont la vision sera rendu difficile par la présence de la Lune qui sera dans ses phases pleines (ou presque) à minuit ( pleine Lune le 10 Aout), c’est d’ailleurs pour cette raison qu’en France la nuit des étoiles a été avancée d’une semaine.

La Société Astronomique de Touraine remercie tous les passionnés et les curieux (courageux) d’avoir tenté leur chance malgré une météo peu clémente. Nous espérons vivement que le spectacle et les explications étaient à la hauteur de leurs attentes. Nous donnons évidement rendez-vous au public l’année prochaine en espérant cette fois que nous pourrons profiter d’un « vrai » ciel d’été. N’oubliez pas également qu’il n’y a pas que la S.A.T. en indre-et-loire qui ouvre ses portes lors de la nuit des étoiles et tout le reste de l’année, d’autres clubs plus proche de chez vous peut-être, sauront eux aussi vous expliquer le ciel et ses merveilles et heureux de les partager avec vous. Merci et à bientôt.

 

 

Par hal9000, il y a

Baptemes en série pour 305 exoplanètes

Paru la semaine derniere sur le site « Pour la science »

citation:

L’Union internationale d’astronomie organise une consultation publique pour attribuer un nom à 305 exoplanètes.

Que cachent les sigles M31, PSR J0633+1746 ou encore C/1995 O1 ? Il s’agit des dénominations officielles de la galaxie d’Andromède, du pulsar Geminga et de la comète Hale-Bopp. Aux yeux du grand public, l’astronomie serait bien aride si les objets célestes n’étaient connus que par leur dénomination officielle. C’est le constat que fait l’Union internationale d’astronomie (IAU). Face à l’enthousiasme que suscite la recherche des exoplanètes et les succès obtenus dans ce domaine par les téléscopes tels que Kepler et CoRoT, l’IAU a décidé qu’un certain nombre de ces planètes en orbite autour d’autres étoiles que le Soleil seront nommées d’après les choix du grand public.

Le processus commence en juillet 2014 et se terminera dans un an, avec l’annonce officielle des noms attribués lors d’une conférence à Honolulu, à Hawaï, en août 2015.

La première étape a été la sélection par l’IAU de 305 exoplanètes découvertes avant le 31 décembre 2008. En effet, les planètes découvertes après cette date ne sont pas toujours confirmées et de plus amples observations sont nécessaires. Ces exoplanètes se répartissent en 260 systèmes stellaires, hébergeant chacun entre une et cinq planètes.

À l’automne, les clubs d’astronomie et certains organismes à but non lucratif pourront s’inscrire afin de proposer des noms pour les planètes et leur étoile hôte à partir de décembre 2014. Chaque proposition devra être motivée avec des arguments et respecter certaines règles.

Dans un second temps, à partir de mars 2015, le grand public pourra voter pour les noms proposés. L’IAU commencera à valider les résultats à partir de juillet 2015.

Alors, quel sera le futur nom de GJ 176b ? ou HD 16141b ? Rendez-vous dans un an !

Et pour ceux qui veulent participer, tout se passe sur http://nameexoworlds.org/

www.pourlascience.fr le 17/07/2014 17:15

PHEMU 2015, un challenge pour tous

Les PHEMUS :Obiwan-Kenobi ????

Le coup de feu va bientôt retentir pour cette campagne 2014-2015 des Phémus.

Petit rappel: que sont les Phémus? Il s’agit très simplement de l’abréviation pour « Phénomènes Mutuels », mais de quoi parle-t-on? Tous les 5 ans environ, la Terre passe dans le plan de l’écliptique de Jupiter, nous plaçant en alignement avec elle et ses satellites dits « Galiléens » puisque découvert par lui il y a maintenant un petit peu plus de 4 siecles.

Quel est l’intérêt des Phémus? l’étude porte sur une meilleure connaissance de la mécanique des 4 principaux satellites de Jupiter. Aujourd’hui encore cette mécanique garde des zones d’ombres, bien que les éphémérides de ces astres soient connus, ils ne sont cependant pas tout à fait exacts parfois de plusieurs secondes voir plus d’une dizaine, se traduisant pour les satellites à des incertitudes de plusieurs centaines de kilomètres! C’est tout l’enjeu de cette campagne: améliorer les éphémérides de ces satéllites.

Que cherche-t-on à observer? les observations porteront essentiellement sur les éclipses de satellites et/ou leurs occultations mutuelles.

Ces campagnes apportent donc une amélioration des connaissances de la mécanique du système de Jupiter, mais c’est également un des rares moment ou les professionnels font appel aux astronomes amateurs par manque de temps.

Ou se trouve la difficulté?

Faire une photo du ciel profond ou d’une planète pour son propre plaisir n’impose aucune rigueur en ce qui concerne le moment où on réalise ce cliché, pour peu qu’il fasse beau, que les conditions climatiques ne génèrent pas (trop) de turbulence, et l’affaire est dans le sac quand on a un peu d’expérience en photo astro. En ce qui concerne les Phémus, il faut « malheureusement » compter avec le temps, plus précisément avec le temps UTC (Universal Time coordinated) et c’est à ce moment précis que les choses commencent à se corser fortement.

Pour avoir une chronologie précise des événements l’IMCCE – Institut de Mécanique Celeste et Calcul des Ephémérides – « impose » une précision de datation des clichés (photos ou vidéos) inférieur à 1/10eme de seconde (0,1 s) par rapport au temps UTC. C’est sur ce point précis que toute la difficulté des Phémus repose.

Les solutions.

Si vous examinez l’heure sur 2, 3, 4 ordinateurs ou plus vous constaterez qu’ils sont rarement à « l’unisson » d’un point de vu temps, et il est encore plus probable qu’aucun d’entre eux ne soit synchronisé à l’heure UTC. Pour pouvoir obtenir une heure fiable sur un ordinateur il n’existe pas beaucoup de solutions, mais deux principales sont de choix:

1/ La première solution, la moins coûteuse, propose une fiabilité de l’ordre du 1/100eme voir du 1/1000eme de seconde et semble « suffisante » pour peu que la dérive de l’heure sur l’ordinateur ne soit pas trop importante. Il s’agit du système de mise à l’heure via un (ou des) serveur(s) NTP (Network Time Protocol).

2/ la seconde solution à retenir est celle du GPS via le PPS (Pulse Per Second) La fiabilité de ce système de mise à l’heure est estimée à environ 1µs.

Je ne rentrerai pas dans les détails de mise en place de telle ou telle solution, internet regorge déjà suffisamment de sites traitant du sujet.

La Société Astronomique de Touraine s’est donc lancée dans l’aventure « Phémus », tout comme bon nombre d’associations ou de particuliers qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice.

Comment cela va-t-il se passer concrètement?

L’IMCCE a edité une sorte de « charte » de conduite à tenir afin de mener au mieux cette nouvelle campagne qui débutera officiellement le 17 Aout 2014 et se terminera le 22 Aout 2015 pour un total de 477 événements, en réalité seuls 442 seront observables (selon conditions météo) entre le 1er septembre 2014 et le 20 Juillet 2015.

Vous trouverez également ICI un guide détaillé de l’ensemble des dispositions à prendre pour réaliser au mieux cette campagne, comme par exemple l’utilisation de filtres interférentiels « CH4  » (7260 Å , 8300 Å , 8900 Å , …) afin de « masquer » Jupiter pour les phénomènes qui en seraient trop proche. Ou bien cette page par exemple, qui donne en détaille la « meilleure » façon de procéder pour les captures video.

Une fois vos captures réalisées, voici comment procéder afin de les faire parvenir à l’IMCCE, soit par mail, soit par courrier postal en précisant:

« FICHE DE COMPTE-RENDU D’OBSERVATION VISUELLE
(à renvoyer après chaque observation à l’IMCCE, PHEMU15, 77 ave. Denfert-Rochereau, F-75014
PARIS 

ou phemu@imcce.fr)

PHENOMENE OBSERVE :
NOMS DES OBSERVATEURS:
ADRESSE:
LIEU DE L’OBSERVATION:
Coordonnées géographiques: (longitude: h m s; latitude: ° ‘ « ; altitude= m).
CONDITIONS météorologiques (brume, passages nuageux?):
Qualité du ciel (stable, transparent?):
Stabilité des images:
Hauteur sur l’horizon au moment de l’observation:
Crépuscule? Lune?
INSTRUMENT UTILISE:
Télescope ou lunette?
Ouverture:
Focale:
Grossissement utilisé:
Défocalisation effectuée?
BASE DE TEMPS utilisée (référence?):
Echelle de Temps utilisée (horloge parlante,…):
ESTIMATION de la qualité de l’observation
(sûre, moyenne, douteuse…):
Estimation de la valeur en magnitude de votre « degré » personnel utilisé pour les comparaisons d’éclat:
COMMENTAIRES ET REMARQUES:
Joindre la liste des estimations d’éclat effectuées avec l’instant de chacune d’elles.
Indiquer les astres de référence utilisés avec leur magnitude visuelle à la date de l’observation. »

Hubble (HST) découvre un vaste réservoir de gaz près de la voie lactée

Notre voie lactée a semble-t-il trouvé une solution à son manque de gaz. Les astronomes avaient estimé que notre galaxie n’avait qu’une réserve d’environ 1 milliards d’années pour créer d’autres étoiles.
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Mais les scientifiques ont à présent découvert qu’un long nuage de gaz été en train de « tomber » sur notre galaxie et qu’il serait au moins 4 fois plus massif que précédemment estimé et par conséquent qu’il pourrait régénérer la fabrication d’étoiles pendant une (très) longue période.

« C’est une trés belle recherche avec des resultats surprenants » affirme Leo Blitz de l’Université de Californie à Berkley, qui n’a pas fait parti du projet.

L’astronome Andrew Fox du Space Telescope Science Intitute à Baltimore dans le Maryland, et ses collègues ont fait cette découverte alors qu’ils étaient en train d’observer le nuage de gaz logé entre deux amas d’étoiles, le grand et le petit nuages de Magellan, en périphérie de notre galaxie. Le nuage de gaz ainsi découvert s’étendrait sur plus d’un demi million d’année-lumière, et une très grande majorité de ce gaz finirait par être attirer par notre galaxie.

L’hydrogène n’est pas toujours facile à découvrir dans l’espace, et se présente sous des formes diverses. Parfois dans un aspect neutre, et non-ionisé, dans lequel chaque proton s’accompagne d’un electron et dont la longueur d’onde est de 21 centimètre sont des ondes facilement repérables par les radiotélescopes. Mais parfois cet hydrogène est ionisé, et les électrons ne s’accompagne plus de protons, ce type de gaz n’émet pas les fameuses ondes radio et est donc plus difficile à détecter.

Pour vérifier si ce second type de gaz était en train de tomber sur notre voie lactée, l’équipe  a utilisé des données fournies par le télescope Hubble. Les astronomes ont examiné 69 quasars et galaxies se trouvant derrière ce nuage de gaz pour mesurer la quantité d’ultraviolet qui étaient absorbée.

A leur grande surprise, Fox et ses collègues ont détecté tellement d’absorption qu’ils en ont déduits que le nuage contenait beaucoup plus de gaz ionisé que non-ionisé. Dans le Astrophysical Journal l’équipe a donc quadruplé la quantité estimé de ce nuage dans les amas de Magellan. Les précédents travaux avaient estimé que la masse du nuage de gaz devait avoisiner le demi million de masses solaires, cette estimation est donc aujourd’hui portée à environ 2 millions de masses solaires. Ce nuage contenant d’autre éléments comme l’hélium -second éléments le plus répandu dans l’univers – l’estimation a donc été estimée à 3 millions de masses solaire, mais ce chiffre pourrait encore être revu à la hausse si une partie de ce gaz se trouve au-delà de l’amas de Magellan comme le suspectent les astronomes.

Nous sommes donc les temoins d’un processus de régénération d’une galaxie – la notre- en gaz d’hydrogène et d’hélium. Ce processus serait assez répandu dans l’univers et nous sommes donc au premières loges pour assister  ce fabuleux spéctacle.

Animation au château de Candé

Vendredi dernier (20 Juin) s’est enfin tenu pour la première fois une soirée au château de Candé (Monts). Quelques curieux etaient venus rendre visite a nos intervenants afin d’assister dans un premier temps à une présentation du club assurée par Joël puis ce fut au tour de P-O (Pierre-Olivier) d’aborder les différents objets qui allaient être les sujets d’observation en expliquant avec précision comment etaient faits ces corps célestes, de quoi ils s’agissaient et comment « voir » dans un télescope en utilisant la technique dite  » de la vision décalée ».

Malgré un voile extrêmement ténu dans le ciel, la séance d’observation a pu être réalisée dans sa globalité: Mars et Saturne n’ont pas manqué d’être les centres d’intérêts, mais la nébuleuse de la Lyre, M81 et M82, M51 et autres amas d’étoiles ont également pu être observés. malheureusement Jupiter se couche de plus en plus tôt et avec le soleil, il devient donc assez difficile d’observer cette géante gazeuse actuellement, elle nous reviendra en pleine forme cette hiver.

Cependant, il faut bien reconnaître que le cadre était tout à fait particulier, les jardins du château offraient en effet un environnement tout à fait propice à l’observation. Les télescopes installés pour l’occasion contrastaient entre modernité et renaissance. Les participants présents ce soir là ont pu apprécier la difference entre un Dobson 300, dobson 200, un Schmidt LX200 et un C11, une lunette Coronado avait même été apportée afin de profiter des derniers instant du soleil couchant.

D’autres dates sont d’ores et déjà prévues pour animer les soirées de Candé: les 25 Juillet et 8 Aout ont déjà été programmés. Consultez le calendrier public afin de surveiller les autres date au château.