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  • Les travaux de l’observatoire avancent -publié le :

        Après près de six mois de fermeture au public, liée à la crise sanitaire, la Société Astronomique de Touraine avait repris pour quelques semaines les séances du Planétarium Christian Juin à Tauxigny – Saint Bauld et certaines formations. L’instauration du couvre-feu puis le retour du confinement ont bien entendu conduit à l’arrêt de toutes les activités tant vers le public que pour les adhérents. Pourtant la clairière entourant l’observatoire n’est pas déserte en ces jours de novembre. Depuis plusieurs semaines s’est en effet ouvert le chantier d’extension de l’Observatoire. Porté par la Communauté de Communes Loches Sud Touraine, avec le soutien de la Région et du Département, le nouveau bâtiment de 120m 2 proposera une grande salle de réunion modulable, un bloc sanitaire et des locaux techniques. Ce projet permettra d’accueillir dès le mois de Juin, scolaires, astronomes amateurs, grand public dans une offre d’animations renouvelée et élargie. La rénovation conjointe des coupoles permettra, elle, de développer encore les activités scientifiques de l’Observatoire en accompagnement des grands programmes associant professionnels et amateurs. La préparation de ces échéances, en distanciel d’abord, sur le site dès que cela sera possible, occupera largement les membres de la SAT durant les prochains mois.     JEAN-LOUIS DUMONT

  • Lorsqu’on peut les voir dans le ciel, les comètes sont toujours dans le même sens : leur queue poussiéreuse est dirigée vers le haut. Comment expliquer cette impression que les comètes semblent « plonger » vers la Terre ? Cet été, la comète C/2020 F3 (NEOWISE) est restée visible à l’œil nu dans le ciel pendant plusieurs semaines (voir ci-dessous). Elle ne reviendra pas avant plus de 6 000 ans. Les occasions de voir aussi bien une comète sont assez rares. Si tu as admiré le spectacle, ou simplement vu les plus belles photographies de la comète, peut-être as-tu constaté que l’objet apparait toujours tourné dans le même sens, comme si C/2020 F3 « plongeait » vers la Terre. Autrement dit, sa queue de poussières est dirigée vers le haut. Concrètement, les comètes ne plongent pas vers la Terre au sens littéral — sauf en cas de collision, ce qui est extrêmement rare. Ce qu’il faut comprendre, c’est que  quand on regarde une comète dans le ciel (pendant la nuit), la queue est vers le haut, car le Soleil est couché et est donc en dessous de l’horizon. La queue de poussières que l’on peut voir se dirige dans la direction opposée à celle du Soleil. Les comètes restent, la plupart du temps, très éloignées de notre planète. Elles orbitent sur des trajectoires elliptiques et, pour la très grande majorité, elles ne s’approchent de la Terre qu’à des distances supérieures à 75 millions de km.  Ainsi, au plus près de la Terre, la comète C/2020 F3 est passée à un peu plus de 103 millions de kilomètres. Avant elle, la comète C/2020 F8 (SWAN) est passée à environ 85 millions de kilomètres de notre planète. Encore avant, la comète C/2019 Y4 (ATLAS) s’était quant à elle fragmentée, empêchant son observation à l’œil nu comme espéré. Néanmoins, le sort connu par cet objet n’a pas eu que des inconvénients pour les scientifiques : sa désintégration pourrait nous aider à mieux estimer l’âge des comètes dans le système solaire.