Trois soeurs

RTEmagicC_30664_terre_venus_mars_nasa_txdam22597_9dd4e4Autour d’une étoile quelconque, dans une galaxie moyenne de notre Univers en pleine maturité, trois objets se sont formés parmi 5 autres. Trois objets de taille voisine, constitués des mêmes matériaux. Tout laissait croire à une destinée identique de ces trois sœurs. Pourtant après 5 milliards d’années, ces trois sœurs dans leur maturité sont, on ne peut plus, … différentes.

 Que s’est-il passé ?

(suite…)

SAIS-TU Pourquoi les comètes ont toujour l’air de “plonger” vers la Terre ?

Lorsqu’on peut les voir dans le ciel, les comètes sont toujours dans le même sens : leur queue poussiéreuse est dirigée vers le haut.

Comment expliquer cette impression que les comètes semblent « plonger » vers la Terre ?

Cet été, la comète C/2020 F3 (NEOWISE) est restée visible à l’œil nu dans le ciel pendant plusieurs semaines (voir ci-dessous). Elle ne reviendra pas avant plus de 6 000 ans.

Les occasions de voir aussi bien une comète sont assez rares. Si tu as admiré le spectacle, ou simplement vu les plus belles photographies de la comète, peut-être as-tu constaté que l’objet apparait toujours tourné dans le même sens, comme si C/2020 F3 « plongeait » vers la Terre.

Autrement dit, sa queue de poussières est dirigée vers le haut.

Concrètement, les comètes ne plongent pas vers la Terre au sens littéral — sauf en cas de collision, ce qui est extrêmement rare.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que  quand on regarde une comète dans le ciel (pendant la nuit), la queue est vers le haut, car le Soleil est couché et est donc en dessous de l’horizon. La queue de poussières que l’on peut voir se dirige dans la direction opposée à celle du Soleil.

Les comètes restent, la plupart du temps, très éloignées de notre planète. Elles orbitent sur des trajectoires elliptiques et, pour la très grande majorité, elles ne s’approchent de la Terre qu’à des distances supérieures à 75 millions de km. 

Ainsi, au plus près de la Terre, la comète C/2020 F3 est passée à un peu plus de 103 millions de kilomètres. Avant elle, la comète C/2020 F8 (SWAN) est passée à environ 85 millions de kilomètres de notre planète. Encore avant, la comète C/2019 Y4 (ATLAS) s’était quant à elle fragmentée, empêchant son observation à l’œil nu comme espéré.

Néanmoins, le sort connu par cet objet n’a pas eu que des inconvénients pour les scientifiques : sa désintégration pourrait nous aider à mieux estimer l’âge des comètes dans le système solaire.

À OBSERVER CHEZ VOUS !

Le maximum de l’essaim
de météores des Léonides

dans la nuit du 17 au 18 novembre 2020

L’observatoire de Tauxigny est fermé et, de toutes façons, vous n’avez pas le droit de vous aventurer plus d’une heure par jour et dans un rayon d’un km.

Pourtant, le ciel est partout et les objets faciles à observer ne manquent pas

Alors, si le cœur vous en dit, vous pouvez l’observer de chez vous, de votre balcon, dans votre jardin sur votre trottoir !

Et nous avons une occasion en or pour commencer notre programme : Observer le maximum de l’essaim de météores des Léonides.

MAIS QUÉSACO !

Comme chaque année à pareille époque, la Terre croise sur sa trajectoire les nuages plus ou moins importants de particules de poussières laissées par la comète 55P/Tempel-Tuttle lors de ses approches au Soleil.

Ces poussières sont à l’origine de la pluie d’étoiles filantes des Léonides, dont le radiant (la zone dont semblent provenir les étoiles filantes) est situé dans la constellation zodiacale du Lion.

Les Léonides ont la particularité d’être des étoiles filantes petites, fines et très rapides (vitesse moyenne d’entrée dans l’atmosphère de 71 km/s, alors que les vitesses constatées pour les autres essaims sont plutôt de l’ordre de 15 à 35 km/s). 

Le pic traditionnel d’activité de l’essaim météoritique des Léonides, actif du 06 au 30 Novembre, devrait se produire en 2020 dans la nuit du 17 au 18 novembre. Selon les prévisionnistes, l’activité pour le pic d’activité devrait être de 15 étoiles filantes par heure.

ALORS COMMENT LES OBSERVER ?

À la tombée de la nuit, vers 18 h 00, l’observateur (en France) tourne presque le dos au nuage de débris, vous ne pourrez donc pas les observer. Ce n’est qu’à minuit passé, lorsque, du fait de la rotation de la Terre, vous vous situez face au nuage et à la constellation du Lion., que l’observation est la plus intéressante. D’autant que c’est la Nouvelle Lune ! L’idéal est d’observer au Zenith et vers le Sud-Sud-Est (le radian se trouve plein Est dans la tête du Lion) à partir de minuit (optimal vers 3h). 

A L’ŒIL NU !

L’observation à l’œil nu est le moyen le plus simple pour profiter du spectacle. A plusieurs c’est plus sympa et ça permet de couvrir un champ plus large du ciel en le partageant.

Toutefois, pour ménager vos vertèbres cervicales, il est préférable de s’allonger à même le sol, d’utiliser une chaise longue ou un siège réglable, ce qui vous permettra ainsi de scruter le ciel dans de meilleures conditions.

Un carnet vous sera également utile si vous souhaitez noter vos observations, surtout si vous avez la chance de voir passer un bolide. Enfin, une paire de jumelles sera utile si vous souhaitez observer les traînées lumineuses laissées par les bolides.

OU AVEC UN APPAREIL PHOTO

Si vous voulez photographier l’événement, rien de plus facile ! Un appareil photo (type reflex) muni d’un objectif grand-angle ouvert à f/d 2 réglé sur l’infini, un bon trépied stable et un déclencheur manuel pour éviter les vibrations.

De bons résultats peuvent également être obtenus avec un 50mm ouvert au maximum.  Choisissez de préférence un film rapide de 400 ou 800 ISO.

 Quelle que soit la position du radiant, visez de préférence au zénith, vous aurez ainsi plus de chance de capturer le passage d’étoiles filantes.

N’hésitez pas à faire des poses d’environ 3 à 5 minutes avec une pellicule 400 ISO, surtout si vous êtes loin de toutes lumières parasites.

Si vous souhaitez privilégier la prise de vue des traînées persistantes, utilisez de préférence une pellicule de 800 ISO, avec un temps de pose compris entre 30 et 60 secondes.

Reste plus qu’à préparer le site avec chaise longue, fauteuil, couverture pour 

Une nuit aux belles étoiles !!!

Les spicules du Soleil

Spicules_sst_bigImagine un tuyau aussi large qu’un État des U.S.A. et aussi long que la moitié de la Terre. Maintenant, imagine que ce tuyau est rempli d’un gaz chaud se déplaçant à 50 000 km/h. Puis imagine que ce tuyau n’est pas fait de métal mais d’un champ magnétique transparent. Tu viens de te représenter un jeune spicule parmi les milliers qui recouvrent le Soleil actif. La photographie ci-contre est peut-être l’image de plus haute résolution jamais prise de ces énigmatiques tubes de flux solaire.

Les spicules emplissent la photo ci-dessus de la région solaire active 10380 traversant le Soleil en juin 2013, ils sont particulièrement évidents sous l’aspect d’un tapis de tubes sombres sur la droite. Les spicules durent environ 5 minutes, naissant sous forme de longs tubes de gaz s’élevant rapidement puis s’éteignant à mesure que le gaz atteint sa plus haute altitude et retombe sur le Soleil.

178224main_Spicule_800Les spicules seraient le produit des ondes acoustiques qui traversent le Soleil. L’origine de ces jets de plasma qui partent de la partie supérieure de chromosphère solaire, à la vitesse de 20Km/s, et pénètrent la région extérieure de l’atmosphère solaire sur des milliers de kilomètres, sont encore grandement inexpliqués, bien qu’on les observe en permanence (quelque 100.000), essentiellement en raison de leur brièveté et de leur faible dimension.

Ces spicules n’ont pas plus de 500 km de diamètre et leur durée de vie va de cinq à dix minutes: après s’être élevés parfois jusqu’à 16.000 km, ils retombent et s’évanouissent avant de réapparaître, quasiment au même endroit et avec une même périodicité (Pour en savoir plus vois la vidéo jointe en cliquant sur l’image ci-dessus).

Le Soleil vibre en permanence, et selon plusieurs modes d’oscillation : les modes de gravité et les modes acoustiques (dits “modes p”), dus à la pression). Une étude scientifique a pu montrer que la périodicité des spicules était essentiellement due aux modes p de résonance du Soleil, de période identique (cinq minutes).   Si ces oscillations de la surface de Solei s’évanouissent généralement avant d’atteindre l’atmosphère solaire, il arrive que, dans certaines conditions, elles l’atteignent. Elles engendrent alors une onde de choc qui propulse du plasma de la chromosphère et forme un spicule.   En modélisant ce fonctionnement les chercheurs peuvent prévoir maintenant avec une grande précision l’apparition de ces spicules.

Les spicules emportent plus de cent fois la masse qui s’échappe en permanence du Soleil – électrons, protons et autres particules énergétiques, à raison de deux millions de tonnes par seconde : le vent solaire.

Avec cette modélisation, il va être maintenant possible d’étudier ce que représente, dans le vent solaire, la masse de plasma apportée par les spicules dans la couronne solaire. On pourra aussi mieux comprendre la formation de ce vent solaire qui parvient jusqu’à la Terre et au-delà, endommageant parfois au passage les satellites en orbite et perturbant gravement la haute atmosphère terrestre.

Les météores d’Auriane, un vrai régal.

Vendredi dernier, dans la salle Senghor du lycée Descartes, c’est tenue la conférence sur les météores assurée par Auriane EGAL doctorante à l’IMCCE dont le sujet de thèse porte sur la détermination des corps parents de ces fameux météores.

Auriane Egal nous a donné des explications  sur les origines des phénomènes lumineux dans l’atmosphère terrestre, plus particulièrement ceux  provoqués par ces petits objets y entrant à très grande vitesse,  ce sont, dans le langage populaire, les “étoiles filantes”. Nous avons donc pu découvrir comment ses phénomènes apparaissaient, ce qui provoquait leur luminescence, nous avons pu comprendre quel était le parcours compliqué de ces poussières issues des comètes et pourquoi la Terre traversait régulièrement ces “essaims” d’étoiles filantes. Nous avons ainsi pu approfondir la nature de ces corps, leur composition,  leur comportement dans l’atmosphère terrestre et les caractéristiques de ceux qui atteignent le sol.

A. EGAL  en a profité pour parler des programmes actuels qui permettent d’étudier ces objets célestes , et notamment du projet FRIPON qui consiste en un réseau national de surveillance du ciel qui grâce à des caméras et des méthodes de triangulation, permet, après beaucoup de calculs, de remonter aux trajectoires de ces corps mystérieux que sont les étoiles filantes. La Touraine s’est équipée d’une de ces caméras et le site retenu  pour sa mise en service est l’observatoire de Tauxigny, il sera donc possible prochainement d’observer le ciel de Touraine depuis son ordinateur, en se rendant sur le site de l’IMCCE (adresse internet à venir). L’objectif est l’organisation de battues pour retrouver ces météorites après détermination du point d’impact calculé. Les scientifiques  pourront alors  analyser ces météorites et  remonter aux caractéristiques du corps parent dont l’identité sera peut-être déterminée dans le cadre des méthodes développées par la thèse d’Auriane EGAL.

Le public s’était déplacé en nombre pour assister à cette conférence organisée par la SAT  grâce à la précieuse participation de Centre-Sciences (CCSTI). Nous avons pu entendre les dernières nouveautés et informations en matières de météorites, le tout fut assuré par une conférencière au discours clair, à la portée de chacun. En fin de séance A. EGAL a pris le temps  de répondre avec un grand plaisir à toutes les questions et interrogations qu’un sujet comme celui-ci peut soulever.

La Société Astronomique de Touraine remercie Centre Sciences, le lycée Descartes, l’IMCCE et Auriane EGAL pour cette conférence très riche d’enseignements. Nous donnons évidement rendez-vous au public l’année prochaine pour l’édition 2016 de la fête de la science.

 

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14 Juillet 2015, une nouvelle date dans l’histoire de la conquête spatiale

Ce sera effectivement le 14 Juillet 2015 vers 14h (heure de France) que la sonde New Horizons survolera Pluton. On pourrait se demander si la date n’aurait pas été choisie pour correspondre à notre fête nationale? je vous rassure même si les americains nous apprécient au point d’ecouter tout ce qui se raconte en France ils n’en sont pas moins patriotes et cette date est une pure coïncidence du calendrier. Il faut par ailleurs savoir qu’en réalité la principale mission de la sonde New Horizons n’est pas d’aller “visiter” Pluton mais d’étudier les corps qui naviguent dans la ceinture de Kuiper, une ceinture d’astéroïdes dans la bordure externe du système solaire et dont on suppose que Pluton a du faire partie au début de la formation du système solaire. Mais la fenêtre de tir calculée pour le 19 Janvier 2006 laissait entrevoir la possibilité d’un survol de ce qui était encore à l’époque considéré comme une planète avant que le 24 Août 2006 -quelques mois plus tard- Pluton se retrouve “dégradée” au rang de planète naine au même titre que Cérès, Sedna, Vesta, Haumea, Quaoar, Eris etc…, voila la définition simplifiée disponible sur Wikipédia:

L’Union astronomique internationale, organisation chargée de la nomenclature astronomique, définit une planète naine comme un corps céleste du Système solaire qui satisfait aux conditions suivantes1 :

  • il est en orbite autour du Soleil (ce n’est donc pas un satellite naturel) ;
  • il possède une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (sous une forme presque sphérique) ;
  • il n’a pas fait place nette dans son voisinage orbital ;
  • il ne doit pas être un satellite naturel.

Si pour les points 1, 2 et 4 Pluton peut prétendre valider les définitions, c’est sur le 3eme que tout a basculé. En effet Charon qui était considéré jusqu’alors comme un satellite naturel de pluton se trouve trop proche de Pluton et est à peine plus petit, Pluton 2300 km de diamètre environ et Charon 1210 km environ , on a donc considéré que Charon n’était plus véritablement un satellite mais que le couple Pluton-Charon formait plutôt un “duo” comme le montre cette animation réalisée en tout début d’année (2015), Les deux astres issus de la ceinture d’astéroïdes de Kuiper:

animation_pluton_charon

Le jour-J approche, ou plutot le “D-Day” où New Horizons pourra révéler la composition de Pluton à un stade qui n’aura presque pas evolué depuis la formation du système solaire la température est en effet considérée comment étant proche du 0°K ou “zéro absolu”, -273,149 999°C température record atteinte en laboratoire “À 0° K, une substance ne contient plus à l’échelle macroscopique l’énergie thermique (ou chaleur) nécessaire à l’occupation de plusieurs niveaux énergétiques microscopiques” (wikipedia) plus clairement à ce stade les molécules et les atomes “n’évoluent” plus et leur état se conserve. Enfin New Horizons pourra surtout satisfaire notre curiosité d’astronomes amateurs car ce sera la première fois dans l’histoire que nous pourrons découvrir le vrai visage de Pluton, car il n’existe a l’heure actuelle aucune photo précise de cette toute petite planète (naine) dans nos livres d’astronomie, en voici une des plus récentes prise le 18 Juin 2015:

Pluton_18juin2015_NewHorizons

 

Mise à jour (12/07), photo prise le 11 Juillet 2015:

Pluton_11072015

 

 

 

En attendant cet événement la NASA vous propose de faire une petite expérience pour prendre conscience de éloignement de Pluton par rapport au soleil, ils ont appelé cette expérience “Pluto- time” (l’heure de Pluton). Le principe est simple sur la carte fournie vous désignez l’endroit où vous êtes et le site vous calcule à quelle heure du matin ou du soir il faut prendre un “egoportrait” (selfie) pour simuler midi sur Pluton, voila ce que cela donne pour l’observatoire de Tauxigny (au 2 Juillet 2015), il faudrait faire un egoportrait à 6 heures du matin (heure de Paris) avant le lever du soleil, cela laisse un peu sans voix, vous pouvez faire l’expérience par vous-même en vous rendant sur cette page et y voir quelques egoportraits assez “parlants”:

L_heure_de_Pluton

Mise à jour 13/07 @ 16h30:

Avec 24h d’avance, voici en 3D les dernières heures avant le survol de Pluton par New Horizons, et les quelques heures qui suivent. Afin de mieux comprendre voici le rôle des 4 cameras embarquées:

LORRI: Long Range Reconnaissance Imager, appareil photo télescopique; obtient des données de rencontre à de longues distances, dresse la carte de Pluton et fournit des données géologiques haute résolution.

Ralph: Imageur/spectromètre visible et infrarouge; fournit la couleur, la composition et des cartes thermiques.

Alice: Spectromètre d’image ultra-violet; analyse la composition et la structure de l’atmosphère de Pluton et cherche des atmosphères autour de Charon et des Objets de la ceinture de Kuiper (KBO’s).

REXRadio Science EXperiment, Mesure la composition atmosphérique et la température; radiometre passif.

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De la Terre à la Lune, voyage dans le temps: les missions Apollo en (milliers) images

20 Juillet 1969, cette date est entrée dans l’Histoire parmi les plus grandes qui jalonnent les événements dans la mémoire des Hommes. Mais si on ne retient que cette date et la mission qui lui est associée, Apollo 11  fait en réalité parti d’un programme bien plus vaste qui s’étale de 1961 à 1975 et qui coûtera durant cette periode la bagatelle de 25M$ de l’époque aux contribuables américains (soit environ 130M$ actuels), une somme phenomenale. Si le programme débute en 1961, ce sont véritablement les paroles de J. F. Kennedy le 12 Septembre 1962 qui marquera les esprits par un discours volontairement engagé, tout cela dans un climat de guerre froide, la course à la conquête spatiale était lancée, prochaine étape: la Lune.

 

 

Durant ces missions la NASA collecta une quantité impressionnante de matières de roche lunaire qu’elle continue encore aujourd’hui d’analyser grâce aux nouvelles technologies et à disséminer parcimonieusement à travers le monde dans les laboratoires de recherche compétents. Ce n’est pas tout, grâce aux astronautes de l’époque la NASA put également archiver des milliers de photos. A l’approche du 46 ième anniversaire le 20 Juillet prochain, je vous propose de découvrir ces archives colossales grâce au site LPI ( Lunar and Planetary Institute), vous trouverez tout à cette adresse.

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Philae reprend du service.

dessin_reveil_philae

Enfin! Cela faisait près de 7 mois que nous attendions cet événement, la quatrième tentative fut la bonne, c’est donc officiel depuis dimanche 14 Juin, Philae s’est réveillée de son hibernation et va pouvoir profiter de sa proximité avec le soleil pour recharger ses batteries grace à ses panneaux solaires. Malheureusement nous le savons, tout ne s’était  pas correctement passé lors de cet “accometissage” en Novembre dernier (12/11/14), le rebond a eu pour effet de mettre Philae en “mauvaise posture” et de ne pas présenter ses panneaux solaires de façon optimal par rapport au soleil, le temps “d’ensoleillement” ne sera pas aussi long que prévu initialement. Mais tout n’est pas complètement noir sur le tableau, bien au contraire la mission a pu déjà remplir une très grande quantité du cahier des charges qui avait été prévu. Tous les risques sont-ils écartés pour autant? non, la plus grande crainte des scientifiques est que Philae se soit posée à un endroit qui dissimulerait un point d’activité de dégazage de la comète, et que la proximité au soleil réveillerait ce qui aurait pour effet d’expulser Philae dans le vide de l’espace. Mais ne soyons pas pessimistes, tout se déroule plutôt bien pour le moment et les travaux vont donc reprendre nous apportant de nouvelles révélations. Vous pouvez retrouver plus de détails directement sur le site dédié: http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Rosetta

 

En attendant je vous invite à voir ou à revoir l’excellent documentaire qu’a consacré Arte sur la mission Rosetta-Philea. Un documentaire qui revient sur 20 années de travaux ,depuis l’idée du projet dans les années 90 jusqu’à 2014. Une aventure spatiale extraordianire, un challenge titanesque pour un résultat tout aussi incroyable:

Un documentaire de Jean-Christophe Ribot (France, 2015, 54 min)

 

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SDO a soufflé ses 5 bougies le 11 février

[ezcol_1third]SDO5years[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]5 ans déja que le satellite SDO (Solar Dynamic Observatory) scrute notre étoile, le décortique dans toutes les longueurs d’ondes possibles nous fournissant des données et surtout des images spectaculaires de notre soleil comme jamais auparavant. La NASA a mis en ligne pour l’occasion un petit film qu’il faut ABSOLUMENT voir et surtout en Haute Définition (si votre connexion vous le permet)[/ezcol_2third_end]. Le spéctacle est saisissant et pour vous convaincre des enormes avancées et des connaissances que nous avons accumulées et avant de vous jeter sur la vidéo de la NASA, voici les images, époustouflantes pour l’époque – faut-il le rappeler – prises il y a près de 80 ans (depuis 1935) et montées dans un film en 1957, que Bernard LYOT avait pu faire grace a un coronographe dont il est l’inventeur, des images qui forcent de toute façon le respect devant la prouesse qu’elles représentent, et par la majestée et l’humilité que nous devons à un tel déploiement de force. Images commentées par Paul COUDERC:

LES FLAMMES DU SOLEIL (merci à Pierre-Jean pour le tuyau):

 

 

S.D.O, NASA:

 

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Rosetta-Philae, une page de l’Histoire et une incroyable épopée

J+3. L’effet “Philea” est retombé. 3 jours après cet événement d’une ampleur sans précédent depuis des années (des décennies?) dans l’histoire de la conquête spatiale que faut-il retenir de tout cela alors qu’au moment ou nous lisons ces lignes ce “petit” robot semble s’être endormi?

Assurément la conquête spatiale vient de franchir un pas, un de plus après Neil Armstrong sur la Lune, Les sondes Vénéra sur Venus, Huygens sur Titan et les rovers de Mars. Il faut bien se rendre compte que cette fois-ci la barre était haute et même “très” haute, imaginez qu’une équipe de fous munie d’un canon à Los Angeles doit viser, atteindre et mettre en orbite un petit pois autour d’une voiture qui se déplace à 18km/s à New York ; imaginez ensuite qu’une autre équipe toute aussi folle doit relever le challenge de faire atterrir une plume sur l’aile d’un 747 en plein vol en s’aidant simplement de la gravité de l’avion et de 2 petites aiguilles !

Ce sont pourtant les 2 prouesses qui ont été relevées l’une le 6 Août 2014 quand Rosetta s’est mise en orbite autour de la comète, et dans un deuxième temps ce fameux 12 novembre 2014 qui est maintenant une date historique, lorsque pour la première fois de l’histoire, l’Homme a posé un engin à la surface d’une comète. Pensez qu’il n’y a que 100 ans (en 1914) nous savions à peine faire voler des avions. Quelle avancée technologique! quel bond en avant pour le bien universel. Évidement cela ne résout en rien les conflits dans le monde ou la misère, mais cet événement a le mérite d’exister, et de nous prouver à nous même que l’Homme est capable d’accomplir de grandes, voire même de très grandes choses, et dans la période économique difficile que nous traversons tous, c’est un formidable message d’espoir envoyé pour l’avenir.

12 Novembre 2014 à 17h04, la date est maintenant historique, et après un acometissage (terme consacré par la presse spécialisée) l’ESA envoie ce message sur twitter de la part de Philae: “Touchdown! My new address: 67P!” (Contact! ma nouvelle adresse: 67P!). Mais nous le savons maintenant les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévues. Les 2 harpons sensés “agripper” Philae à la surface de la comète n’ont pas fonctionné, la capsule de gaz à froid qui devait aider à “plaquer” le module à la surface ne s’est pas déclenchée, et pour finir en conséquence de cela le module à finalement rebondi. Mais le hasard faisant bien les choses et d’après les explications des scientifiques il est apparu que “la chute” de Philae ait été en grande partie absorbée par la surface très molle de la comète (comme un poids amorti par un matelas en mousse) ne faisant finalement rebondir le petit robot que très légèrement lui laissant une seconde chance de se poser un peu plus loin.

Et c’est ce qui s’est passé, une attente interminable pour la communauté scientifique avant d’avoir la certitude qu’au final Philae s’est correctement stabilisé à la surface. Malheureusement Philae n’a pas atterri à l’endroit escompté et les conséquences sont réelles: non seulement l’orientation du module ne lui permettra pas d’optimiser son taux d’ensoleillement- de 6h prévu initialement, 1h30 en réalité maintenant- afin de recharger ses piles, mais cet arrimage délicat rend toutes les analyses prévues périlleuses, et surtout les forages capables d’éjecter le module dans l’espace (Philae ne pèse guerre plus d’un gramme sur la comète, contre 100 kg sur Terre).

Mais le bilan est plutôt positif puisque Philae a finalement pu accomplir 80% des analyses prévues (source ESA) et nous a fait parvenir des photos de la surface d’une comète d’une valeur inestimable. A l’heure actuelle (samedi 15 novembre – 9h00) il semble que Philae soit entrée dans une phase de sommeil puisque sa pile principale s’est épuisée. Mais tout espoir n’est pas perdu de reprendre contact avec lui, les scientifiques pensent même pouvoir reprendre le cours des analyses l’été prochain lorsque la comète croisera le soleil au plus près, fournissant ainsi plus d’énergie à Philae.

A l’heure actuelle nous attendons encore le résultat des analyses qui ont pu aller à terme et transmis à Rosetta, et quels que soient ces résultats, la mission Rosetta-Philae aura eu au moins le mérite d’attirer tous les regards sur Terre, d’effacer le temps d’un moment toutes nos différences, partager avec nous une part de rêve, nous tenir en halène dans une aventure digne des plus grands scénarios (ou scénarii) hollywoodiens qui a commencé il y a plus de 20 ans (en 1993). Alors vous je ne sais pas, mais en ce qui me concerne j’en reprendrais bien encore un peu!

Merci à Rosetta.

Merci à Philae.

Un très grand merci à ces femmes et ses hommes, techniciens, scientifiques, à ceux qui travaillent dans l’ombre à l’ESA ou au CNES et ailleurs, qui ont su une fois de plus être au rendez-vous des grands défis de l’histoire de l’Homme. Grace à eux, nous avons pu toucher du bout des doigts leur succès et au moins le partager et le vivre tous ensemble.

 

L’aventure Rosetta-Philae en images et Vidéos

 



Moment historique à la SAT:

 

 

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