Ondes et Mathématiques à hautes fréquences

En faisant des recherches sur les lois physiques et mathématiques qui régissent les ondes lumineuses, Duval, l’hebdo de la SAT, a découvert une anecdote sur les ondes sonores qu’il s’empresse de te conter ici.

En 1964, les Beatles viennent de sortir leur dernier single «   A Hard Day’s Night ».

C’est le premier accord de la chanson, joué par George Harrison sur sa guitare 12 cordes Rickenbacker qui nous intéresse. Il est reconnaissable entre mille et pourrait presque résumer la musique pop rock des années 60.

Mais un mystère l’entoure : aucun fan n’est encore parvenu à reproduire correctement cet accord !

Comment est-ce possible ?

Un accord n’est pourtant rien d’autre qu’un ensemble de notes. Bref un ensemble de sons, de vibrations qui se propagent dans l’air sous forme d’ondes.

Une note pure correspond, en effet, à une vibration précise, qui se répète un certain nombre de fois par seconde. C’est ce qu’on appelle sa fréquence. Une note aiguë correspond ainsi à une haute fréquence, et une note grave à une basse fréquence.

Pour retranscrire un accord, il suffit de trouver toutes les notes et donc potentiellement toutes les fréquences qui le composent. C’est aussi de cette manière que l’on construit le spectre d’une onde lumineuse.

Et c’est exactement ce qu’a imaginé un fan des Beatles, et accessoirement mathématicien, Jason Brown… Incapable de reproduire le mystérieux accord, il a décidé de prendre le problème à bras le corps.

Et il a utilisé, pour cela, le parfait outil : une opération mathématique appelée “transformée de Fourier“, d’après le mathématicien Joseph Fourier qui l’a mise au point deux siècles plus tôt.

Elle permet de reconnaître les fréquences exactes d’un son. Pratique !

Après quarante ans de mystère, Jason Brown a donc utilisé la transformée de Fourier pour analyser les notes jouées au début de l’enregistrement avec son ordinateur.

Et surprise ! Derrière les guitares et la basse de George, John et Paul se cachait… un piano !

Eh oui, leur manager, George Martin (surnommé le 5e Beatles) a joué, avec le groupe, des notes qui se fondaient dans l’accord.

Indécelables à l’oreille, elles participaient néanmoins à sa magie !

Pour revenir à l’astronomie, sache que la transformée de Fourier est utilisée pour analyser les ondes sonores produites par … Le Soleil !

Si on n’a pas trouvé de partition de piano, on en a déduit l’importance du champ magnétiques solaire dans son chant et  décelé la trace de nano-éruptions.

Mars 2020 depuis le Pic du Midi

Les oppositions1de Mars, position où les deux planètes sont au plus proche, reviennent tous les deux ans. L’opposition de Mars 2020 promettait d’être exceptionnelle avec un diamètre de Mars de plus de 22,4’’2 à son maximum le 13 octobre. C’est certes un peu moins qu’en 2018 (plus de 24’’) mais toute la surface de Mars était alors masquée par une tempête de sable qui dura quasiment durant tout le rapprochement.

Alors en ces mois d’octobre et de novembre 2020, chaque amateur de planètes a fourbi ses instruments et se tenait prêt…!

Un prochain article rendra compte de la moisson d’images des membres de la SAT sur leurs divers instruments, mais en attendant cap sur les Pyrénées!

Arrivés à La Mongie, prenons le téléphérique et après un changement de cabine à mi-parcours, arrivée spectaculaire à 2800 mètres d’altitude….

On connait bien certains instruments du Pic du Midi, et en particulier les deux mètres de diamètre du plus grand télescope de France, le Télescope Bernard Lyot.

On connait aussi le fameux coronographe3 du Pic, mais on connait sans doute un peu moins le vénérable télescope de 1mètre de la coupole voisine…

Installé en 1963, ce télescope, dont l’optique fut fournie par les américains (miroir de 106 cm), a principalement cartographié la Lune pour déterminer avec précision les sites d’atterrissage possibles des missions Apollo.  Équipé de caméras CCD, il est actuellement destiné à l’étude des planètes et objets du système solaire. 

Une équipe réunie autour de François Colas (que l’on connait bien en Touraine, pour être l’artisan du projet FRIPON ) de Thierry Legault (photographe émérite) et de Jean-Luc Dauvergne (Rédacteur en chef de Ciel et Espace) a passé deux périodes au Pic autour de l’opposition pour obtenir des images qui rivalisent avec celles de Hubble !

En voici quelques unes, obtenues au foyer Cassegrain4  du télescope,

D’abord les deux images sans doute les plus abouties, obtenues dans la nuit du 30 octobre et le surlendemain 1er novembre, durant une accalmie de la turbulence, car même au Pic, il faut savoir attendre le bon moment…

 Captation avec une « simple » caméra ASI 224c, mais à 17,5 mètres de focale ….!!!!!

Les logiciels utilisés sont des classiques, FireCapture, AutoStakkert 3 ou WInJupos….

Les détails y sont incroyables et sur la  deuxième image, Valles Marineris5 s’y révèle avec ses ramifications….

L’ensemble des images réalisées durant le séjour permettait de couvrir l’intégralité de la surface de Mars et Jean-Luc Dauvergne s’est alors attelé à la réalisation d’un planisphère complète de la planète, couvrant toutes les latitudes.

Après 30 heures de traitement, pour fusionner les différentes images, le résultat est époustouflant….

A partir du planisphère et moyennant quelques heures supplémentaires il était possible d’obtenir, une rotation complète de la planète, visible sur Youtube:

https://www.youtube.com/watch?v=In5Km9LGPE0&feature=emb_logo

Enfin, avec quelques heures de travail supplémentaires, Thierry Legault, fan de 3D, proposait la rotation compète de Mars, en deux versions,

– Croisée

https://www.youtube.com/watch?v=VJT8DM47tDY&feature=emb_logo

– ou Droite

https://www.youtube.com/watch?v=dJN25tpuqFg&feature=emb_logo

Toutes les images sont à retrouver sur les liens suivants:

https://www.webastro.net/forums/topic/188276-rotation-complète-de-mars-avec-le-t1m-du-pic-du-midi-utilisé-par-f-colas-et-thierry-legault/

https://www.webastro.net/forums/topic/187991-mars-le-30-octobre-au-1m-du-pic-du-midi/?tab=comments#comment-2829081

Pour montrer l’impact qu’a eu ce travail dans le monde des planéteux, une version en anglais.:

https://www.dpreview.com/news/5992028327/video-astrophotographer-jean-luc-dauvergne-creates-stunning-global-map-of-mars

Enfin, cerise sur le gâteau, l’Apod6, sur le site de la Nasa:

https://apod.nasa.gov/apod/ap201120.html

Prochain rendez-vous martien au Pic….dans deux ans….

Jean-Louis DUMONT | 27 Novembre 2020

Des nouvelles de Voyager 2 …

Au-delà de l’héliopause

On a mesuré pour la première fois « in situ » et dans de bonnes conditions, la position exacte de l’héliopause1 qui est la frontière entre l’influence électromagnétique du Soleil et l’espace interstellaire. En effet, Voyager 2, parti il y a 43 ans, fonctionne toujours. Toujours écouté par des antennes de plus en plus sensibles, il a franchi l’héliopause, fin 2018 à 120 u.a2 de la Terre en mesurant une chute drastique de la densité de particules solaires3 et une augmentation corrélative des rayons cosmiques4 galactiques. La preuve la plus évident du changement d’environnement de la sonde vient de son détecteur plasma PLS (Plasma Science Experiment), celui qui justement est en panne à bord de Voyager 1.

credit: générationNT

En effet, jusqu’à récemment, la sonde était entourée principalement des particules du vent solaire. C’est seulement début Novembre 2018, que celui-ci a drastiquement décru. Soudainement il n’y eut plus de vent solaire, signe que Voyager 2 avait quitté l’héliosphère5 (voir graphique ci-dessus).

On détecte maintenant des rayons cosmiques galactiques, beaucoup plus dangereux d’ailleurs que le vent solaire.

On a encore beaucoup à apprendre et on continue de suivre les Voyager pour en apprendre plus sur notre environnement spatial.

Les signaux des Voyager (comme ceux des autres sondes spatiales lointaines) sont recueillis par les antennes du DSN (Deep Space Network) placées idéalement en trois endroits de la Terre : En Californie, à Madrid et à Canberra.

Pierre-Jean Mercier | 26 Novembre 2020

Les spicules du Soleil

Spicules_sst_bigImagine un tuyau aussi large qu’un État des U.S.A. et aussi long que la moitié de la Terre. Maintenant, imagine que ce tuyau est rempli d’un gaz chaud se déplaçant à 50 000 km/h. Puis imagine que ce tuyau n’est pas fait de métal mais d’un champ magnétique transparent. Tu viens de te représenter un jeune spicule parmi les milliers qui recouvrent le Soleil actif. La photographie ci-contre est peut-être l’image de plus haute résolution jamais prise de ces énigmatiques tubes de flux solaire.

Les spicules emplissent la photo ci-dessus de la région solaire active 10380 traversant le Soleil en juin 2013, ils sont particulièrement évidents sous l’aspect d’un tapis de tubes sombres sur la droite. Les spicules durent environ 5 minutes, naissant sous forme de longs tubes de gaz s’élevant rapidement puis s’éteignant à mesure que le gaz atteint sa plus haute altitude et retombe sur le Soleil.

178224main_Spicule_800Les spicules seraient le produit des ondes acoustiques qui traversent le Soleil. L’origine de ces jets de plasma qui partent de la partie supérieure de chromosphère solaire, à la vitesse de 20Km/s, et pénètrent la région extérieure de l’atmosphère solaire sur des milliers de kilomètres, sont encore grandement inexpliqués, bien qu’on les observe en permanence (quelque 100.000), essentiellement en raison de leur brièveté et de leur faible dimension.

Ces spicules n’ont pas plus de 500 km de diamètre et leur durée de vie va de cinq à dix minutes: après s’être élevés parfois jusqu’à 16.000 km, ils retombent et s’évanouissent avant de réapparaître, quasiment au même endroit et avec une même périodicité (Pour en savoir plus vois la vidéo jointe en cliquant sur l’image ci-dessus).

Le Soleil vibre en permanence, et selon plusieurs modes d’oscillation : les modes de gravité et les modes acoustiques (dits “modes p”), dus à la pression). Une étude scientifique a pu montrer que la périodicité des spicules était essentiellement due aux modes p de résonance du Soleil, de période identique (cinq minutes).   Si ces oscillations de la surface de Solei s’évanouissent généralement avant d’atteindre l’atmosphère solaire, il arrive que, dans certaines conditions, elles l’atteignent. Elles engendrent alors une onde de choc qui propulse du plasma de la chromosphère et forme un spicule.   En modélisant ce fonctionnement les chercheurs peuvent prévoir maintenant avec une grande précision l’apparition de ces spicules.

Les spicules emportent plus de cent fois la masse qui s’échappe en permanence du Soleil – électrons, protons et autres particules énergétiques, à raison de deux millions de tonnes par seconde : le vent solaire.

Avec cette modélisation, il va être maintenant possible d’étudier ce que représente, dans le vent solaire, la masse de plasma apportée par les spicules dans la couronne solaire. On pourra aussi mieux comprendre la formation de ce vent solaire qui parvient jusqu’à la Terre et au-delà, endommageant parfois au passage les satellites en orbite et perturbant gravement la haute atmosphère terrestre.

Les météores d’Auriane, un vrai régal.

Vendredi dernier, dans la salle Senghor du lycée Descartes, c’est tenue la conférence sur les météores assurée par Auriane EGAL doctorante à l’IMCCE dont le sujet de thèse porte sur la détermination des corps parents de ces fameux météores.

Auriane Egal nous a donné des explications  sur les origines des phénomènes lumineux dans l’atmosphère terrestre, plus particulièrement ceux  provoqués par ces petits objets y entrant à très grande vitesse,  ce sont, dans le langage populaire, les “étoiles filantes”. Nous avons donc pu découvrir comment ses phénomènes apparaissaient, ce qui provoquait leur luminescence, nous avons pu comprendre quel était le parcours compliqué de ces poussières issues des comètes et pourquoi la Terre traversait régulièrement ces “essaims” d’étoiles filantes. Nous avons ainsi pu approfondir la nature de ces corps, leur composition,  leur comportement dans l’atmosphère terrestre et les caractéristiques de ceux qui atteignent le sol.

A. EGAL  en a profité pour parler des programmes actuels qui permettent d’étudier ces objets célestes , et notamment du projet FRIPON qui consiste en un réseau national de surveillance du ciel qui grâce à des caméras et des méthodes de triangulation, permet, après beaucoup de calculs, de remonter aux trajectoires de ces corps mystérieux que sont les étoiles filantes. La Touraine s’est équipée d’une de ces caméras et le site retenu  pour sa mise en service est l’observatoire de Tauxigny, il sera donc possible prochainement d’observer le ciel de Touraine depuis son ordinateur, en se rendant sur le site de l’IMCCE (adresse internet à venir). L’objectif est l’organisation de battues pour retrouver ces météorites après détermination du point d’impact calculé. Les scientifiques  pourront alors  analyser ces météorites et  remonter aux caractéristiques du corps parent dont l’identité sera peut-être déterminée dans le cadre des méthodes développées par la thèse d’Auriane EGAL.

Le public s’était déplacé en nombre pour assister à cette conférence organisée par la SAT  grâce à la précieuse participation de Centre-Sciences (CCSTI). Nous avons pu entendre les dernières nouveautés et informations en matières de météorites, le tout fut assuré par une conférencière au discours clair, à la portée de chacun. En fin de séance A. EGAL a pris le temps  de répondre avec un grand plaisir à toutes les questions et interrogations qu’un sujet comme celui-ci peut soulever.

La Société Astronomique de Touraine remercie Centre Sciences, le lycée Descartes, l’IMCCE et Auriane EGAL pour cette conférence très riche d’enseignements. Nous donnons évidement rendez-vous au public l’année prochaine pour l’édition 2016 de la fête de la science.

 

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COP 21, un défi pour l’Homme, une nécessité pour la Terre.

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     Certains d’entre vous pourraient s’étonner de voir un tel sujet être abordé sur un site dédié à l’espace et aux astres. Cela parait pourtant assez limpide, la Terre représente pour la communauté des astronomes une merveille, un joyau dans le chaos de l’espace, un heureux hasard qui fait de cette planète une singularité, cette exception de l’entropie (Larousse : Nom donné par Clausius à la fonction d’état notée S qui caractérise l’état de « désordre » d’un système) reste pour le moment et jusqu’a preuve du contraire le seul modèle connu par notre espèce dite « intelligente ».

La Terre est en effet le seul modèle connu aujourd’hui mais c’est également le seul endroit où l’être humain peut vivre. On phantasme énormément sur l’exploration planétaire et surtout sur l’éventuelle possibilité de « Terraformer » la planète Mars. Gardons les pieds sur Terre et la tête froide (surtout), modeler une planète telle que Mars à l’image de la Terre n’est pas à la portée de l’Homme, en tout cas dans l’état actuel de nos compétences technologiques. Surtout, avant d’aller voir si « l’herbe est plus verte ailleurs » appliquons-nous à entretenir ce que la Nature nous a offert, tachons de garder notre « vaisseau-Terre » aussi propre que possible. Nous le savons aujourd’hui c’est un fait scientifique avéré, l’Homme de part ses activités, est SEUL responsable du réchauffement climatique, affirmer le contraire ou en minimiser les actes serait tout simplement une insulte à l’intelligence.

Le terme généralement consacré est « sauver la planète », soyons lucide : la Terre n’a pas besoin de nous pour se sauver. Ce qui se cache en réalité sous cette expression qui renferme une pudeur honteuse c’est qu’il faut « sauver l’espèce humaine », sauvons-nous, nous-mêmes. Nous sommes seuls, maîtres de nos propres décisions, de notre destin. Aucune aide « extraterrestre » ne viendra à notre secours. Dans l’histoire, même si nous ne retenons volontiers que les guerres, les catastrophes et les violences génocidaires, l’Homme a souvent su montrer qu’il était un batisseur d’avenir, travaillons ensemble dans ce sens.

Il est vrai qu’a très long terme, nous parlons ici de centaines de millions d’années, l’activité solaire aura augmenté, se traduisant par un regain d’énergie et donc une augmentation des rayonnements reçus sur la Terre, et d’une manière générale d’une évolution de la température. Le scénario final s’annonce donc  assez catastrophique, voir apocalyptique pour la Terre. Mais nous parlons là d’un phénomène naturel, de « l’ordre des choses » dans l’univers, c’est ainsi que cela doit se passer. Aucun règne animal sur Terre n’a jamais été l’acteur de sa propre disparition, car il s’agit bien de cela : de la survie du genre humain.

A l’approche de ce qui semble être notre « planche de salut », la COP 21 en Novembre prochain scellera la destinée des Hommes, serons nous capables de relever les défis majeurs qui annoncent des changements radicaux dans notre mode de fonctionnement et cela à l’échelle planétaire pour toutes les civilisations du monde? Ou au contraire, sommes-nous déjà aller trop loin pour faire machine arrière ou à minima stopper cette course effrénée  vers un avenir sombre ?

Pour approfondir le sujet, je vous invite à consulter le dossier spécial « POUR LA SCIENCE: relevé le défi du réchauffement » consacré aux enjeux de la COP21, disponible à cette adresseen voici une partie gratuite .

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »

Proverbe africain (Antoine de Saint-Exupéry – “Terre des hommes” – 1939).

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Kepler-452b

La Nasa annonce le 23 juillet 2015 la découverte d’une planète de taille terrestre, en orbite autour d’une étoile similaire au Soleil. L’exoplanète qu’on attendait ?

La Terre et Kepler 452b © Nasa
La Terre et Kepler 452b © Nasa

Elle s’appelle Kepler-452b et c’est l’exoplanète qui ressemble le plus à notre bonne vieille Terre ! Cette nouvelle venue parmi les 1935 planètes extrasolaires découvertes à ce jour se situe à 1400 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation du Cygne. Son rayon est d’environ 1,6 fois celui de la Terre et elle parcourt son orbite en 384 jours autour d’une étoile très similaire à notre Soleil. Elle se situe donc dans la zone d’habitabilité de son étoile. Mieux même : Kepler-452b reçoit de la part de son étoile autant d’énergie que la Terre de la part du Soleil. Bref, on l’aura compris : pour l’heure, l’exoplanète et son étoile constituent le système le plus similaire au binôme Terre-Soleil. Cela pourrait donc être une “super Terre”, autrement dit une planète dont la masse est inférieure à 10 fois la masse terrestre.

Une seconde Terre ? Pas d’emballement…

C’est donc en son honneur que, le 23 juillet 2015, la Nasa a invité la presse mondiale à une téléconférence digne de l’annonce des prix Nobel, avant même qu’un article scientifique ne soit publié. La championne du jour, Kepler-452b, a été présentée parmi un ensemble de douze autres planètes, toutes ayant une taille entre une et deux fois la Terre et placées dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Parmi ces douze, neuf sont en orbite autour d’une étoile de type solaire. Toutes ont été découvertes par le télescope spatial Kepler que l’Agence spatiale américaine a lancé en 2009. “L’objectif du télescope Kepler de la Nasa au moment de son lancement était de dénicher des exoplanètes ayant une taille similaire à celle de la Terre, ou à peine plus, explique Franck Selsis de l’Observatoire de Bordeaux. Aujourd’hui, la mission nominale du télescope est terminée, et la Nasa a voulu souligner cette fin en toute beauté”. Par ailleurs l’événement tombait presque à pic : le 6 octobre 2015, les astronomes fêteront le vingtième anniversaire de la découverte de la première exoplanète, Pegasi-51b. De ce fait la Nasa n’a pas manqué d’inviter l’un de ses découvreurs (avec Michel Mayor) : Didier Queloz était à l’époque à l’observatoire de Genève, il est aujourd’hui à l’université de Cambridge au Royaume-Uni. Fin d’une mission et l’anniversaire historique coïncidaient ainsi à quelques mois près !

“TRANSIT”. Reste que des confirmations doivent encore être apportées : en effet, Kepler détecte les exoplanètes grâce à la méthode dite des “transit”. Son principe : lorsque la planète passe devant son étoile, elle masque une très faible partie de la lumière de celle-ci, et cela suffit à déduire le passage d’une planète. Ces déductions sont très délicates en ce qui concerne Kepler-452b : d’une part l’étoile est faiblement lumineuse et d’autre part la planète est petite. En outre, “l’important est de pouvoir déterminer la masse de cette exoplanète par rapport à sa taille, ce qui nous permettrait de savoir s’il s’agit d’une planète rocheuse” explique Franck Selsis. Et il y a encore des mesures à affiner… Enfin, une planète située dans la zone d’habitabilité de son étoile n’est pas forcément “habitable” : elle nécessiterait en plus une chimie et une géologie particulières ! Pour le savoir, il faut pouvoir détecter des molécules spécifiques à la vie : de l’eau ou des molécules organiques.“Mais cela nous n’avons pas encore les moyens de le faire pour des planètes de taille terrestre” explique Franck Selsis. Le grand défi de la prochaine décennie est donc l’étude systématique des atmosphères des exoplanètes.“C’est pourquoi nous avons proposé, avec une équipe dirigée par Giovanna Tinetti de l’University College à Londres, une mission à l’Agence spatiale Européenne (ESA), baptisée ARIEL, pour Atmospheric Remote-Sensing Infrared Exoplanet Large-survey” explique Jean-Philippe Beaulieu, de l’Institut d’Astrophysique de Paris. Son but : analyser l’atmosphère de 500 planètes en orbites autour d’étoiles proches à commencer par les planètes chaudes.

Sciences et Avenir – 23/07/2915 – Azar Khalatbari

 

Ce que vous en pensez.

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De la Terre à la Lune, voyage dans le temps: les missions Apollo en (milliers) images

20 Juillet 1969, cette date est entrée dans l’Histoire parmi les plus grandes qui jalonnent les événements dans la mémoire des Hommes. Mais si on ne retient que cette date et la mission qui lui est associée, Apollo 11  fait en réalité parti d’un programme bien plus vaste qui s’étale de 1961 à 1975 et qui coûtera durant cette periode la bagatelle de 25M$ de l’époque aux contribuables américains (soit environ 130M$ actuels), une somme phenomenale. Si le programme débute en 1961, ce sont véritablement les paroles de J. F. Kennedy le 12 Septembre 1962 qui marquera les esprits par un discours volontairement engagé, tout cela dans un climat de guerre froide, la course à la conquête spatiale était lancée, prochaine étape: la Lune.

 

 

Durant ces missions la NASA collecta une quantité impressionnante de matières de roche lunaire qu’elle continue encore aujourd’hui d’analyser grâce aux nouvelles technologies et à disséminer parcimonieusement à travers le monde dans les laboratoires de recherche compétents. Ce n’est pas tout, grâce aux astronautes de l’époque la NASA put également archiver des milliers de photos. A l’approche du 46 ième anniversaire le 20 Juillet prochain, je vous propose de découvrir ces archives colossales grâce au site LPI ( Lunar and Planetary Institute), vous trouverez tout à cette adresse.

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Philae reprend du service.

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Enfin! Cela faisait près de 7 mois que nous attendions cet événement, la quatrième tentative fut la bonne, c’est donc officiel depuis dimanche 14 Juin, Philae s’est réveillée de son hibernation et va pouvoir profiter de sa proximité avec le soleil pour recharger ses batteries grace à ses panneaux solaires. Malheureusement nous le savons, tout ne s’était  pas correctement passé lors de cet “accometissage” en Novembre dernier (12/11/14), le rebond a eu pour effet de mettre Philae en “mauvaise posture” et de ne pas présenter ses panneaux solaires de façon optimal par rapport au soleil, le temps “d’ensoleillement” ne sera pas aussi long que prévu initialement. Mais tout n’est pas complètement noir sur le tableau, bien au contraire la mission a pu déjà remplir une très grande quantité du cahier des charges qui avait été prévu. Tous les risques sont-ils écartés pour autant? non, la plus grande crainte des scientifiques est que Philae se soit posée à un endroit qui dissimulerait un point d’activité de dégazage de la comète, et que la proximité au soleil réveillerait ce qui aurait pour effet d’expulser Philae dans le vide de l’espace. Mais ne soyons pas pessimistes, tout se déroule plutôt bien pour le moment et les travaux vont donc reprendre nous apportant de nouvelles révélations. Vous pouvez retrouver plus de détails directement sur le site dédié: http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Rosetta

 

En attendant je vous invite à voir ou à revoir l’excellent documentaire qu’a consacré Arte sur la mission Rosetta-Philea. Un documentaire qui revient sur 20 années de travaux ,depuis l’idée du projet dans les années 90 jusqu’à 2014. Une aventure spatiale extraordianire, un challenge titanesque pour un résultat tout aussi incroyable:

Un documentaire de Jean-Christophe Ribot (France, 2015, 54 min)

 

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SDO a soufflé ses 5 bougies le 11 février

[ezcol_1third]SDO5years[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]5 ans déja que le satellite SDO (Solar Dynamic Observatory) scrute notre étoile, le décortique dans toutes les longueurs d’ondes possibles nous fournissant des données et surtout des images spectaculaires de notre soleil comme jamais auparavant. La NASA a mis en ligne pour l’occasion un petit film qu’il faut ABSOLUMENT voir et surtout en Haute Définition (si votre connexion vous le permet)[/ezcol_2third_end]. Le spéctacle est saisissant et pour vous convaincre des enormes avancées et des connaissances que nous avons accumulées et avant de vous jeter sur la vidéo de la NASA, voici les images, époustouflantes pour l’époque – faut-il le rappeler – prises il y a près de 80 ans (depuis 1935) et montées dans un film en 1957, que Bernard LYOT avait pu faire grace a un coronographe dont il est l’inventeur, des images qui forcent de toute façon le respect devant la prouesse qu’elles représentent, et par la majestée et l’humilité que nous devons à un tel déploiement de force. Images commentées par Paul COUDERC:

LES FLAMMES DU SOLEIL (merci à Pierre-Jean pour le tuyau):

 

 

S.D.O, NASA:

 

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