L’informatique au secours de l’Histoire

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Photo Nvidia.

 

Plus de 40 ans après l’exploit de Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins à bord d’Apollo 11, les détracteurs continuent d’alimenter la pseudo-polémique sur la soit-disante usurpation des premiers pas de l’Homme sur la Lune.

Si les personnes persuadées d’un complot ne manquent pas d’arguments les plus farfelus les uns que les autres, la société « Nvidia Corporation », fabricant mondial de puces électroniques pour le rendu en 3D (Nvidia Quadro) et l’accélération en 3D (Nvidia Geforce) a décidé de mettre en avant sa dernière génération de puce (Maxwell) en prouvant que la célébre photo prise par N. Armstrong montrant B. Aldrin descendant du module lunaire, ne pouvait être un faux.

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Photo NASA.

 

Nvidia s’est donc appuyé sur sa toute nouvelle génération de puce 3D afin de prouver que les conditions dans lesquelles N. Armstrong a pris cette photo sont caractéristiques de la propagation et la diffusion de la lumière sur la Lune. L’un des arguments que les détracteurs mettaient en avant portait notamment sur le fait que si B. Aldrin était en train de descendre dans l’ombre du module, alors la photo n’aurait pas  pu le faire apparaître sauf si il était éclairé par un projecteur dans un studio de cinéma. Nvidia vient définitivement balayer d’un revers de manche cette idée en prouvant que la diffusion de la lumière sur le sol lunaire et notamment de la combinaison de N. Armstrong agissaient eux aussi comme des sources lumineuses et que par conséquent il était tout à fait normal de « voir » la combinaison de B. Aldrin dans l’ombre du module.

D’autres phénomènes d’ombres et de lumières sont également expliqués et prennent vie en image, comme par exemple le fait qu’aucune étoile n’apparaît en fond dans l’espace. Si les astronomes amateurs versés dans la photographie astronomique comprennent parfaitement ce phénomène, il l’est en revanche beaucoup moins pour le grand public qui peut en effet s’imaginer qu’une grossière erreur s’est produite lors d’une éventuelle mise en scène dans un studio. En réalité, l’erreur auraient été de faire apparaître ses étoiles sur les photos.

Plus de 40 ans après, c’est donc l’informatique qui vient au secours de la vérité scientifique, grace au calcul. Pour la communauté scientifique et les astronomes amateurs cela ne faisait absolument aucun doute, et nous restons admiratif de cet exploit historique qu’ont accomplis trois astronautes dont les noms figurent aujourd’hui au Panthéon des grands Hommes au cotés de Christophe Colomb, Archimède, Galilée, Corpernic, Einstein etc…

Nulle doute que les affabulateurs en tout genre ne tariront pas d’idée pour trouver une autre « preuve » du soit-disant mensonge international. Il y a quelques années, Arte avait réalisé un faux documentaire sur la soit-disante imposture de la NASA et Apollo 11. La chaine Arte n’a jamais caché le fait qu’il s’agissait bel et bien d’un canular, le but du réalisateur William Karel était au contraire de montrer comment, sur la base de documents historiques et d’interviews détournés, il était facile de créer de toute pièce une rumeur. Une sorte de thérapie du « mal par le mal », un documentaire homéopathique en quelque sorte.

La video sur la reconstruction en 3D:

Le faux documentaire d’ARTE:

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