COP 21, un défi pour l’Homme, une nécessité pour la Terre.

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     Certains d’entre vous pourraient s’étonner de voir un tel sujet être abordé sur un site dédié à l’espace et aux astres. Cela parait pourtant assez limpide, la Terre représente pour la communauté des astronomes une merveille, un joyau dans le chaos de l’espace, un heureux hasard qui fait de cette planète une singularité, cette exception de l’entropie (Larousse : Nom donné par Clausius à la fonction d’état notée S qui caractérise l’état de « désordre » d’un système) reste pour le moment et jusqu’a preuve du contraire le seul modèle connu par notre espèce dite « intelligente ».

La Terre est en effet le seul modèle connu aujourd’hui mais c’est également le seul endroit où l’être humain peut vivre. On phantasme énormément sur l’exploration planétaire et surtout sur l’éventuelle possibilité de « Terraformer » la planète Mars. Gardons les pieds sur Terre et la tête froide (surtout), modeler une planète telle que Mars à l’image de la Terre n’est pas à la portée de l’Homme, en tout cas dans l’état actuel de nos compétences technologiques. Surtout, avant d’aller voir si « l’herbe est plus verte ailleurs » appliquons-nous à entretenir ce que la Nature nous a offert, tachons de garder notre « vaisseau-Terre » aussi propre que possible. Nous le savons aujourd’hui c’est un fait scientifique avéré, l’Homme de part ses activités, est SEUL responsable du réchauffement climatique, affirmer le contraire ou en minimiser les actes serait tout simplement une insulte à l’intelligence.

Le terme généralement consacré est « sauver la planète », soyons lucide : la Terre n’a pas besoin de nous pour se sauver. Ce qui se cache en réalité sous cette expression qui renferme une pudeur honteuse c’est qu’il faut « sauver l’espèce humaine », sauvons-nous, nous-mêmes. Nous sommes seuls, maîtres de nos propres décisions, de notre destin. Aucune aide « extraterrestre » ne viendra à notre secours. Dans l’histoire, même si nous ne retenons volontiers que les guerres, les catastrophes et les violences génocidaires, l’Homme a souvent su montrer qu’il était un batisseur d’avenir, travaillons ensemble dans ce sens.

Il est vrai qu’a très long terme, nous parlons ici de centaines de millions d’années, l’activité solaire aura augmenté, se traduisant par un regain d’énergie et donc une augmentation des rayonnements reçus sur la Terre, et d’une manière générale d’une évolution de la température. Le scénario final s’annonce donc  assez catastrophique, voir apocalyptique pour la Terre. Mais nous parlons là d’un phénomène naturel, de « l’ordre des choses » dans l’univers, c’est ainsi que cela doit se passer. Aucun règne animal sur Terre n’a jamais été l’acteur de sa propre disparition, car il s’agit bien de cela : de la survie du genre humain.

A l’approche de ce qui semble être notre « planche de salut », la COP 21 en Novembre prochain scellera la destinée des Hommes, serons nous capables de relever les défis majeurs qui annoncent des changements radicaux dans notre mode de fonctionnement et cela à l’échelle planétaire pour toutes les civilisations du monde? Ou au contraire, sommes-nous déjà aller trop loin pour faire machine arrière ou à minima stopper cette course effrénée  vers un avenir sombre ?

Pour approfondir le sujet, je vous invite à consulter le dossier spécial « POUR LA SCIENCE: relevé le défi du réchauffement » consacré aux enjeux de la COP21, disponible à cette adresseen voici une partie gratuite .

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »

Proverbe africain (Antoine de Saint-Exupéry – « Terre des hommes » – 1939).

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Par hal9000, il y a

Kepler-452b

La Nasa annonce le 23 juillet 2015 la découverte d’une planète de taille terrestre, en orbite autour d’une étoile similaire au Soleil. L’exoplanète qu’on attendait ?

La Terre et Kepler 452b © Nasa
La Terre et Kepler 452b © Nasa

Elle s’appelle Kepler-452b et c’est l’exoplanète qui ressemble le plus à notre bonne vieille Terre ! Cette nouvelle venue parmi les 1935 planètes extrasolaires découvertes à ce jour se situe à 1400 années-lumière de la Terre, en direction de la constellation du Cygne. Son rayon est d’environ 1,6 fois celui de la Terre et elle parcourt son orbite en 384 jours autour d’une étoile très similaire à notre Soleil. Elle se situe donc dans la zone d’habitabilité de son étoile. Mieux même : Kepler-452b reçoit de la part de son étoile autant d’énergie que la Terre de la part du Soleil. Bref, on l’aura compris : pour l’heure, l’exoplanète et son étoile constituent le système le plus similaire au binôme Terre-Soleil. Cela pourrait donc être une « super Terre », autrement dit une planète dont la masse est inférieure à 10 fois la masse terrestre.

Une seconde Terre ? Pas d’emballement…

C’est donc en son honneur que, le 23 juillet 2015, la Nasa a invité la presse mondiale à une téléconférence digne de l’annonce des prix Nobel, avant même qu’un article scientifique ne soit publié. La championne du jour, Kepler-452b, a été présentée parmi un ensemble de douze autres planètes, toutes ayant une taille entre une et deux fois la Terre et placées dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Parmi ces douze, neuf sont en orbite autour d’une étoile de type solaire. Toutes ont été découvertes par le télescope spatial Kepler que l’Agence spatiale américaine a lancé en 2009. « L’objectif du télescope Kepler de la Nasa au moment de son lancement était de dénicher des exoplanètes ayant une taille similaire à celle de la Terre, ou à peine plus, explique Franck Selsis de l’Observatoire de Bordeaux. Aujourd’hui, la mission nominale du télescope est terminée, et la Nasa a voulu souligner cette fin en toute beauté ». Par ailleurs l’événement tombait presque à pic : le 6 octobre 2015, les astronomes fêteront le vingtième anniversaire de la découverte de la première exoplanète, Pegasi-51b. De ce fait la Nasa n’a pas manqué d’inviter l’un de ses découvreurs (avec Michel Mayor) : Didier Queloz était à l’époque à l’observatoire de Genève, il est aujourd’hui à l’université de Cambridge au Royaume-Uni. Fin d’une mission et l’anniversaire historique coïncidaient ainsi à quelques mois près !

« TRANSIT ». Reste que des confirmations doivent encore être apportées : en effet, Kepler détecte les exoplanètes grâce à la méthode dite des « transit ». Son principe : lorsque la planète passe devant son étoile, elle masque une très faible partie de la lumière de celle-ci, et cela suffit à déduire le passage d’une planète. Ces déductions sont très délicates en ce qui concerne Kepler-452b : d’une part l’étoile est faiblement lumineuse et d’autre part la planète est petite. En outre, « l’important est de pouvoir déterminer la masse de cette exoplanète par rapport à sa taille, ce qui nous permettrait de savoir s’il s’agit d’une planète rocheuse » explique Franck Selsis. Et il y a encore des mesures à affiner… Enfin, une planète située dans la zone d’habitabilité de son étoile n’est pas forcément « habitable » : elle nécessiterait en plus une chimie et une géologie particulières ! Pour le savoir, il faut pouvoir détecter des molécules spécifiques à la vie : de l’eau ou des molécules organiques.« Mais cela nous n’avons pas encore les moyens de le faire pour des planètes de taille terrestre » explique Franck Selsis. Le grand défi de la prochaine décennie est donc l’étude systématique des atmosphères des exoplanètes.« C’est pourquoi nous avons proposé, avec une équipe dirigée par Giovanna Tinetti de l’University College à Londres, une mission à l’Agence spatiale Européenne (ESA), baptisée ARIEL, pour Atmospheric Remote-Sensing Infrared Exoplanet Large-survey » explique Jean-Philippe Beaulieu, de l’Institut d’Astrophysique de Paris. Son but : analyser l’atmosphère de 500 planètes en orbites autour d’étoiles proches à commencer par les planètes chaudes.

Sciences et Avenir – 23/07/2915 – Azar Khalatbari

 

Ce que vous en pensez.

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14 Juillet 2015, une nouvelle date dans l’histoire de la conquête spatiale

Ce sera effectivement le 14 Juillet 2015 vers 14h (heure de France) que la sonde New Horizons survolera Pluton. On pourrait se demander si la date n’aurait pas été choisie pour correspondre à notre fête nationale? je vous rassure même si les americains nous apprécient au point d’ecouter tout ce qui se raconte en France ils n’en sont pas moins patriotes et cette date est une pure coïncidence du calendrier. Il faut par ailleurs savoir qu’en réalité la principale mission de la sonde New Horizons n’est pas d’aller « visiter » Pluton mais d’étudier les corps qui naviguent dans la ceinture de Kuiper, une ceinture d’astéroïdes dans la bordure externe du système solaire et dont on suppose que Pluton a du faire partie au début de la formation du système solaire. Mais la fenêtre de tir calculée pour le 19 Janvier 2006 laissait entrevoir la possibilité d’un survol de ce qui était encore à l’époque considéré comme une planète avant que le 24 Août 2006 -quelques mois plus tard- Pluton se retrouve « dégradée » au rang de planète naine au même titre que Cérès, Sedna, Vesta, Haumea, Quaoar, Eris etc…, voila la définition simplifiée disponible sur Wikipédia:

L’Union astronomique internationale, organisation chargée de la nomenclature astronomique, définit une planète naine comme un corps céleste du Système solaire qui satisfait aux conditions suivantes1 :

  • il est en orbite autour du Soleil (ce n’est donc pas un satellite naturel) ;
  • il possède une masse suffisante pour que sa gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (sous une forme presque sphérique) ;
  • il n’a pas fait place nette dans son voisinage orbital ;
  • il ne doit pas être un satellite naturel.

Si pour les points 1, 2 et 4 Pluton peut prétendre valider les définitions, c’est sur le 3eme que tout a basculé. En effet Charon qui était considéré jusqu’alors comme un satellite naturel de pluton se trouve trop proche de Pluton et est à peine plus petit, Pluton 2300 km de diamètre environ et Charon 1210 km environ , on a donc considéré que Charon n’était plus véritablement un satellite mais que le couple Pluton-Charon formait plutôt un « duo » comme le montre cette animation réalisée en tout début d’année (2015), Les deux astres issus de la ceinture d’astéroïdes de Kuiper:

animation_pluton_charon

Le jour-J approche, ou plutot le « D-Day » où New Horizons pourra révéler la composition de Pluton à un stade qui n’aura presque pas evolué depuis la formation du système solaire la température est en effet considérée comment étant proche du 0°K ou « zéro absolu », -273,149 999°C température record atteinte en laboratoire « À 0° K, une substance ne contient plus à l’échelle macroscopique l’énergie thermique (ou chaleur) nécessaire à l’occupation de plusieurs niveaux énergétiques microscopiques » (wikipedia) plus clairement à ce stade les molécules et les atomes « n’évoluent » plus et leur état se conserve. Enfin New Horizons pourra surtout satisfaire notre curiosité d’astronomes amateurs car ce sera la première fois dans l’histoire que nous pourrons découvrir le vrai visage de Pluton, car il n’existe a l’heure actuelle aucune photo précise de cette toute petite planète (naine) dans nos livres d’astronomie, en voici une des plus récentes prise le 18 Juin 2015:

Pluton_18juin2015_NewHorizons

 

Mise à jour (12/07), photo prise le 11 Juillet 2015:

Pluton_11072015

 

 

 

En attendant cet événement la NASA vous propose de faire une petite expérience pour prendre conscience de éloignement de Pluton par rapport au soleil, ils ont appelé cette expérience « Pluto- time » (l’heure de Pluton). Le principe est simple sur la carte fournie vous désignez l’endroit où vous êtes et le site vous calcule à quelle heure du matin ou du soir il faut prendre un « egoportrait » (selfie) pour simuler midi sur Pluton, voila ce que cela donne pour l’observatoire de Tauxigny (au 2 Juillet 2015), il faudrait faire un egoportrait à 6 heures du matin (heure de Paris) avant le lever du soleil, cela laisse un peu sans voix, vous pouvez faire l’expérience par vous-même en vous rendant sur cette page et y voir quelques egoportraits assez « parlants »:

L_heure_de_Pluton

Mise à jour 13/07 @ 16h30:

Avec 24h d’avance, voici en 3D les dernières heures avant le survol de Pluton par New Horizons, et les quelques heures qui suivent. Afin de mieux comprendre voici le rôle des 4 cameras embarquées:

LORRI: Long Range Reconnaissance Imager, appareil photo télescopique; obtient des données de rencontre à de longues distances, dresse la carte de Pluton et fournit des données géologiques haute résolution.

Ralph: Imageur/spectromètre visible et infrarouge; fournit la couleur, la composition et des cartes thermiques.

Alice: Spectromètre d’image ultra-violet; analyse la composition et la structure de l’atmosphère de Pluton et cherche des atmosphères autour de Charon et des Objets de la ceinture de Kuiper (KBO’s).

REXRadio Science EXperiment, Mesure la composition atmosphérique et la température; radiometre passif.

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De la Terre à la Lune, voyage dans le temps: les missions Apollo en (milliers) images

20 Juillet 1969, cette date est entrée dans l’Histoire parmi les plus grandes qui jalonnent les événements dans la mémoire des Hommes. Mais si on ne retient que cette date et la mission qui lui est associée, Apollo 11  fait en réalité parti d’un programme bien plus vaste qui s’étale de 1961 à 1975 et qui coûtera durant cette periode la bagatelle de 25M$ de l’époque aux contribuables américains (soit environ 130M$ actuels), une somme phenomenale. Si le programme débute en 1961, ce sont véritablement les paroles de J. F. Kennedy le 12 Septembre 1962 qui marquera les esprits par un discours volontairement engagé, tout cela dans un climat de guerre froide, la course à la conquête spatiale était lancée, prochaine étape: la Lune.

 

 

Durant ces missions la NASA collecta une quantité impressionnante de matières de roche lunaire qu’elle continue encore aujourd’hui d’analyser grâce aux nouvelles technologies et à disséminer parcimonieusement à travers le monde dans les laboratoires de recherche compétents. Ce n’est pas tout, grâce aux astronautes de l’époque la NASA put également archiver des milliers de photos. A l’approche du 46 ième anniversaire le 20 Juillet prochain, je vous propose de découvrir ces archives colossales grâce au site LPI ( Lunar and Planetary Institute), vous trouverez tout à cette adresse.

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Jupiter et Venus se rapprochent

Non, il ne s’agit pas d’une découverte archéologique, mais un rapprochement planétaire assez spectaculaire qui se produira le 30 juin au soir avec un maximum (enfin un minimum devrais-je dire) au alentours de 23h00 UTC+2.

A cette heure-ci -au moment du rapprochement- Jupiter et Venus ne seront « séparés » que d’environ 0,4° c’est moins que le diamètre apparent de la lune. Si le phénomène sera observable a l’œil nu ou dans un télescope (ou autre) la difficulté sera surtout d’obtenir une image nette, car Météo France annonce des températures caniculaires et pour ne rien arranger l’événement sera assez bas a l’horizon (Nord-Ouest) à peine en dessous des 14° au-dessus de l’horizon, donc en résumé une atmosphère épaisse et turbulente en perspective. La photo sera probablement la solution la plus apte (apres traitement) à faire ressortir en detail cet événement, enfin reste à voir. Au final un bel événement à observer et un joli challenge a relever pour les astro-photographes.

Mais ne nous décourageons pas, après tout l’astronomie c’est aussi des épreuves à relever au quotidien.

A L’OEIL NU

Venus-Jupiter30062015_oeil_nu

DANS UN TELESCOPE

Venus-Jupiter30062015_telescope

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Philae reprend du service.

dessin_reveil_philae

Enfin! Cela faisait près de 7 mois que nous attendions cet événement, la quatrième tentative fut la bonne, c’est donc officiel depuis dimanche 14 Juin, Philae s’est réveillée de son hibernation et va pouvoir profiter de sa proximité avec le soleil pour recharger ses batteries grace à ses panneaux solaires. Malheureusement nous le savons, tout ne s’était  pas correctement passé lors de cet « accometissage » en Novembre dernier (12/11/14), le rebond a eu pour effet de mettre Philae en « mauvaise posture » et de ne pas présenter ses panneaux solaires de façon optimal par rapport au soleil, le temps « d’ensoleillement » ne sera pas aussi long que prévu initialement. Mais tout n’est pas complètement noir sur le tableau, bien au contraire la mission a pu déjà remplir une très grande quantité du cahier des charges qui avait été prévu. Tous les risques sont-ils écartés pour autant? non, la plus grande crainte des scientifiques est que Philae se soit posée à un endroit qui dissimulerait un point d’activité de dégazage de la comète, et que la proximité au soleil réveillerait ce qui aurait pour effet d’expulser Philae dans le vide de l’espace. Mais ne soyons pas pessimistes, tout se déroule plutôt bien pour le moment et les travaux vont donc reprendre nous apportant de nouvelles révélations. Vous pouvez retrouver plus de détails directement sur le site dédié: http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Rosetta

 

En attendant je vous invite à voir ou à revoir l’excellent documentaire qu’a consacré Arte sur la mission Rosetta-Philea. Un documentaire qui revient sur 20 années de travaux ,depuis l’idée du projet dans les années 90 jusqu’à 2014. Une aventure spatiale extraordianire, un challenge titanesque pour un résultat tout aussi incroyable:

Un documentaire de Jean-Christophe Ribot (France, 2015, 54 min)

 

Par hal9000, il y a

Revue de presse de l’actualité astronomique

ESA

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CNES

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NASA

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JPL

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Joyeux anniversaire Curiosity.

Il y’a tout juste un an sur Mars, curiosity posait ses 6 roues sur le sol de la planète rouge. J’en entends déja me dire « ha, non j’ai vu l’événement en direct et c’etait il y a 2 ans le 6 Aout 2012 ». C’est vrai, mais depuis que Curiosity « vit » sur le sol martien sa nouvelle référence c’est Mars, et cela fait donc 1 an martien que curiosity en sillonne la surface, 687 jours terrestres précisément. Alors:

JOYEUX ANNIVERSAIRE CURIOSITY!!!

curiosity_birthday

 

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De Galilée à Jupiter – mise à jour

Cette article comporte une mise à jour signalée.

Si il est un astronome connu de tous les amateurs et plus largement du grand public c’est bien Galilée. Galilée est surtout connu dans le monde des astronomes pour être le premier à avoir pu observer les satellites de Jupiter et surtout, c’est là sa grande prouesse, d’avoir su transposer cette mécanique au système solaire, venant de fait appuyer la théorie de Nicolas Copernic qui avait quelques années auparavant expliquer le mouvement rétrograde des planètes en adoptant un système héliocentrique et non géocentrique comme c’était le cas depuis Aristote et ses fameuses sphères de cristal.

lunette_galilee

Ici une des nombreuses lunettes réalisées par Galilée.

Evidement inutile ici de refaire une énième biographie du célèbre scientifique, il en existe pléthore sur internet et dans toutes bonnes encyclopédies qui se respectent, et rivalisant les uns avec les autres de détails croustillants prêtant même à l’homme des phrases à priori apocryphes ( « E pur si muove »).

Ce qui serait en revanche amusant aujourd’hui serait, a titre posthume, de montrer a Galilée ce qu’il a observé, qu’il prenait pour des etoiles « médicéennes » (du nom de la famille Médicis) et que Johannes Kepler, qui vécut exactement à la même époque que Galilée, a appelé « Sattelites » (satelles – compagnon, gardien). Avec la technologie d’aujourd’hui c’est une chose tout à fait possible à faire. Il suffit pour cela d’utiliser Stellarium – disponible gratuitement sur internet et en téléchargement dans les archives de notre site- en se replaçant à l’époque d’observation de Galilée dans les même conditions: grossissements, configurations des satéllites.

Pour cela il suffit de s’appuyer sur les observations de l’astronome qui, en bon scientifique avait l’habitude de noter absolument toutes ses observations et dont il publia un recueil: Sidereus Nuncius, litteralement « l’annonceur sideral » mais plus connu sous le nom du « Le messager des étoiles » (traduit ici en anglais).

Rendons nous directement à la page 38 pour y decouvrir les fameuses observations. Une fois de plus la perspicacité de Galilée fait qu’il note le jour et même l’heure d’observation, Galilée notait les heures d’observation à partir du coucher du soleil. Nous savons également qu’a cette époque Galilée est professeur à l’université de Padova (près de Venise). Les conditions sont presque toutes remplies pour pouvoir tenter l’expérience: le lieu, la date du jour d’observation et l’heure (On the 7th day of January in the present year, 1610, in the first hour of the following night… – Le 7 Janvier de cette année-ci, 1610, a la premère heure de la nouvelle nuit -le soir une heure apres le coucher du soleil…) , mais Il nous manque une information capitale: la lunette. D’apres les quelques exemplaires qui sont aujourd’hui visibles dans les musées nous savons que Galilée a réalisé des instruments capables d’un grossisment d’environ 20 à 30 fois avec un champ d’environ 15′ d’arc (0,25°) fabriquée avec des lentilles convexe, ces derniers détails ont leurs importances car selon les cas de figures  le pouvoir séparateur des instruments ne permettait à Galilée de discerner 2 satellites trop proche l’un de l’autre, et 15′ d’arc c’est tout juste suffisant pour observer l’élongation maximum de Callisto  . Voila cette fois la liste est complète, tentons cette expérience.

Le 7 Janvier 1610 aux premieres heures: (cliquez pour agrandir)

Voici ce que Galilée relève: (ori: orient=Est / Occ:occident=Ouest)

SN_7Jan1610

 

Le même moment avec Stellarium:

Stell_7Jan1610

 

En superposition:

Superposition_7Jan1610

Il est amusant de constater que la superposition de Io et Europe ait pu tromper l’oeil du maître ne croyant ainsi distinguer qu’une seule et même « étoile ». Nous pouvons évidement renouveler l’expérience autant de fois qu’il existe de croquis.

Prenons par exemple le 13 Janvier 1610, date à laquelle Galilée put observer pour la première fois les 4 satellites simultanément:

Superposition_13Jan1610

 

Encore une fois les relevés faits par Galilée se montrent particulièrement juste, et les remarques non moins judicieuses:

« II y en avait trois à l’ouest et une à l’est ; elles formaient presque un alignement, car l’étoile médiane du groupe des occidentales déviait un peu de la ligne droite vers le nord. La plus orientale était éloignée de Jupiter de deux minutes, les distances des autres et de Jupiter étaient séparées chacune d’une minute seulement. Toutes les étoiles avaient la même grandeur et, quoique petites, elles étaient cependant très brillantes et avaient beaucoup plus d’éclat que les étoiles fixes de la même grandeur. »

[MISE A JOUR:

La curiosité m’a poussé a tenté l’expérience mais cette fois-ci avec « Celestia » un autre logiciel gratuit lui aussi et également disponible sur internet et dans nos archives; et voici le résultat de cette comparaison (cliquer pour agrandir):

celestia_13011610_combined_compared

Voici donc en projection la véritable configuration des satellites de Jupiter ce fameux soir du 13 Janvier 1610. ]

Mais ce qui est surtout remarquable c’est que Galilée a su garder un oeil critique, être toujours rester objectif et ne pas se laisser dominer et influencer par ce qui était à l’époque une vérité divine. Plus encore, Galilée fit le rapprochement entre les astres de Jupiter et les planètes du système solaire comme il le décrit lui-même à cette époque:

[…] »J’ai noté tous ces repérages de Jupiter et de ses planètes par rapport à l’étoile fixe afin que, grâce à eux, chacun puisse comprendre que la progression de ces dites planètes, soit en longitude soit encore en latitude, s’accorde parfaitement avec les mouvements dérivés des tables.

Voici donc les observations des quatre planètes médicéennes, récemment, et pour la première fois, découvertes par moi. À partir de ces observations, et malgré qu’il ne m’ait pas encore été possible de calculer leurs périodes, il est permis d’énoncer
certaines remarques dignes d’attention.

D’abord, puisque, soit elles suivent, soit elles précédent Jupiter à des distances analogues, qu’elles ne s’en écartent, tant à l’est, qu’à l’ouest, que d’intervalles très limités, et qu’elles l’accompagnent dans son mouvement rétrograde comme dans son mouvement direct, on ne peut douter qu’elles poursuivent leurs révolutions autour de lui, tandis qu’elles effectuent ensemble leur révolution en douze ans autour du centre du monde.

De plus, elles tournent sur des cercles inégaux, ce qui se déduit clairement du fait que dans les plus grandes élongations, loin de Jupiter on ne peut jamais voir deux planètes en conjonction, alors que près de Jupiter elles sont parfois serrées,
à deux, à trois et parfois toutes ensemble.

On comprend également que les révolutions des planètes qui décrivent les cercles les plus étroits autour de Jupiter sont les plus rapides. En effet les étoiles les plus rapprochées de Jupiter sont assez souvent observées à l’est quand la veille elles étaient à l’ouest, et vice-versa. En outre l’examen soigneux de ces révolutions montre que la planète qui parcourt la plus grande orbite semble revenir à son point de départ en un demi-mois.

En plus, nous avons ici un magnifique et très clair argument pour ôter tous scrupules à ceux qui, tout en admettant la révolution des planètes autour du Soleil dans le système copernicien, sont troublés par la durée du tour que fait la Lune autour de la Terre, alors que toutes deux accomplissent un circuit annuel autour du Soleil au point qu’ils jugent que cette organisation de l’univers doit être rejetée comme impossible. En effet, à présent, nous n’avons pas seulement une planète qui tourne autour d’une autre, tandis que l’une et l’autre parcourent une grande orbite autour du Soleil, mais nous observons quatre étoiles tournant autour de Jupiter comme la Lune autour de la Terre, tandis que
toutes ensemble avec Jupiter, elles parcourent leur orbite autour du Soleil, en douze ans. Enfin, il faut rechercher la raison pour laquelle il se trouve que les astres médicéens, quand ils accomplissent autour de Jupiter leurs rotations très resserrées, semblent parfois doubler de grandeur. »[…]

Remarquable non? Comment ne pas être à la fois admiratif et sidéré devant tant de déductions plus intelligentes les unes que les autres?

Je ne sais pas si on pouvait dire de Steve Jobs que c’était un visionnaire et que son iPad a révolutionné le monde? Mais une chose est certaine: Galilée était un génie qui a permis aux Hommes d’avoir une vision plus claire et juste du monde dans lequel ils vivent.

 

Retrouvez ici l’intégralité des publications « Siderius » gracieusement mis en ligne par l’observatoire de Lyon en collaboration avec la Société Astronomique de Lyon.

Par hal9000, il y a

Retour sur un phenomene rare….à l’echelle humaine

Il y a un peu moins de 2 ans Venus nous gratifiait d’un passage entre nous et le soleil presque sur le plan l’écliptique.

Petit rappel: le cycle du transit de Venus se répète tous les 243 ans avec des séquences définies par périodes paires de 8 ans espacées par 2 grandes périodes de 121,5 et 105,5 années….bon je vous sens perdu, en détail cela donne un 1er transit puis un 2nd 8 ans plus tard, un 3 eme 121,5 ans plus tard, le 4 eme 8 ans après, le 5 eme 105,5 années plus loin etc. 8-121,5-8-105,5-8-121,5- etc….

Nous Hommes, avons eu la chance par 2 fois au XXeme siècle de voir ce transit en 2004 et le dernier en 2012. C’est pour cette raison que dans notre vie d’homme nous ne pourrons plus revoir ce phénomène d’ici 2117.

Je vous propose donc de revoir ce phénomène avec une vidéo en haute définition, en gardant a l’esprit que les protubérances en arrière plan sont a environ 100 millions de km et que venus est jumelle de la Terre en taille!

Par hal9000, il y a