Les N.A.T.- J+3 (Samedi)

Samedi 31 Mai, dernière grande journée marathon… Les N.A.T. c’est du sérieux, les participants montrent déjà un état de fatigue avancée. Certains pensaient peut-être passer des vacances cool à siroter des téquilas les doigts de pieds en éventail, il n’en est rien.

La journée débute avec l’intervention de Thierry Bonnin de l’ANPCEN ( Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes). Notre ami et membre de la SAT était en terrain conquis. Il est en effet inutile de convaincre un astronome des bienfaits des nuits sans lumière mais au-delà de l’activité des astronomes, ANPCEN milite également pour l’environnement (animaux nocturnes et flore) ainsi que pour l’économie en terme d’énergie. Une association qui mérite à coup sûr une oreille plus attentive.

Les N.A.T. ne sauraient exister sans ses organisateurs, ses intervenants et ses participants bien sûr mais elles n’auraient pu être ce qu’elles sont sans le concours actif de la commune de Tauxigny, du Conseil Général d’Indre-et-Loire et sans la participation du journal « Astronomie Magazine ». Ce fut donc au tour de leurs représentants respectifs, Mr Claude Leroux, adjoint au Maire de Tauxigny, Carine Souplet pour Astronomie Magazine puis Pierre-Jean Mercier Vice-Président de la Société Astronomique de Touraine, de prendre la parole puis se fut le vin d’honneur.

Le début d’après-midi reprend avec la seconde partie sur la spectroscopie avec David Antao : Le traitement de l’image après une première partie consacrée hier a la prise de vue du spectre.

Vient l’atelier d’Eric Marie (Skyvision) sur le nettoyage d’un miroir et sur la collimation. Certains y ont découvert comment démonter, nettoyer et remonter un miroir sans l’endommager et une méthode permettant le réalignement délicat de l’ensemble des optiques : la collimation.

Carine Souplet (Astronomie Magazine) a, quant à elle, présenté la partie artistique mais néanmoins très sérieuse du dessin astronomique. C’est en réalité un domaine de l’astronomie amateur qui se révèle être très complet. C’est aussi la première des techniques depuis l’antiquité qui a permis de représenter le plus fidèlement possible ce qui était observé. Lorsqu’elle est maîtrisée, cette technique apporte autant de détails que la photo astro.

Ensuite, de nouveau, la parole est à David Antao pour nous présenter sa troisième et dernière partie sur la spectroscopie. Cet exposé nous a présenté l’histoire de la spectroscopie depuis Newton jusqu’à aujourd’hui. David nous a ensuite expliqué en détail la nature des raies spectrales, raies d’absorption ou de diffusion. Une présentation complète afin de refermer ce grand chapitre sur la spectroscopie.

C’est Régis Le Cocguen, Technicien à l’observatoire de Meudon-Paris, spécialiste du soleil, qui clôture cette 2ème édition en passant en revue les dernières connaissances sur notre étoile : Cycle du soleil, les « couches » qui le composent, les granulations, les éruptions solaires et leurs formations, les différentes longueurs d’onde d’observation et leurs intérêts. Puis Régis nous a présenté ses travaux avec le spectrographe à la tour solaire de Meudon. Une vision de notre soleil très spectaculaire.

Et puis le Graal, enfin. Un ciel dégagé, sans aucun nuage, une voie lactée visible dans le Cygne à l’Ouest, la récompense de ce long week-end, une nuit complète à observer. Tous les instruments étaient à la fête. Pour nous à l’observatoire se fut une nuit exceptionnelle notamment par la présence d’instruments tout à fait particuliers qui nous ont offert une vision de notre univers complètement différente de ce que nous observons habituellement. Un moment particulièrement savoureux.

Voici quelques photos:

Les N.A.T.- J+2 (Vendredi)

2ème journée pour les NAT . Tout se déroule parfaitement bien et l’évènement a trouvé son rythme de croisière. Les ateliers s’enchaînent à bon train, tous les intervenants adoptent naturellement une « vitesse horaire » qui cadre parfaitement avec le planning prévu.

La journée a débuté avec la première partie sur la spectroscopie présentée par David Antao, qui de nouveau a fait partager ses connaissances sur la meilleure façon de prendre un spectre en utilisant au choix un simple filtre à réseaux, l’Alpy 600 ou le Lhires III tous deux de chez « Shelyak instruments« , puis il a commencé à aborder le traitement grâce à l’excellente application de C. Buil : Isis. La première partie s’est achevée sur la manière de renseigner les cases, la suite sera donc à découvrir au prochain atelier.

Pas de répits pour les élèves, c’est Pascal Le Dû qui a assuré la relève en nous expliquant comment on pouvait, même en étant astronome amateur, découvrir de nouveaux objets dans le ciel, notamment des nébuleuses. Il est d’ailleurs lui-même à l’origine de la découverte de lDû1. Il nous a présenté sa méthodologie, et les instruments qui lui permis cette extraordinaire expérience.

Christophe Pellier a, immédiatement derrière, présenté le traitement photo planétaire. Il a principalement axé son atelier sur Autostakkert et Registax deux logiciels bien connus des astronomes amateurs, et les précisions de Christophe ont permis de révéler quelques bottes secrètes pour chacune des applications et certains paramètres jusque là inexploitées ont trouvé une justification auprès de leurs utilisateurs.

Le temps d’un apéritif et d’une collation et c’est autour de J-L Gangloff de venir nous présenter son incroyable réalisation : un observatoire pilotable à 100% depuis n’importe quel ordinateur et ceci de partout en France (et dans le monde). J-L fait partie de cette catégorie qu’on peut qualifier de « gentil fou-furieux ». Sa présentation a marqué les esprits, si vous êtes à la recherche de quelqu’un capable de vous renseigner sur la réalisation à 100% d’un système automatisé – coupole et télescope – ne cherchez pas plus loin Jean-Luc est la personne idéale, sa bonne humeur et son énergie cache un bricoleur de génie et qui  » ne transige pas avec la sécurité du matériel » (dixit J-L).

Michel Derouet a pris le relais, ce fut également pour les NAT le moment d’inaugurer l’apero-conférence. Qui n’a jamais assisté à une conférence de Michel (membre SAT) ne connait pas « l’esprit SAT » associant une présentation soignée et sérieuse sans oublier les anecdotes hilarantes.  Passionné à la fois d’astronomie -évidement- et de cactées, il a mené sur un peu plus de 5 ans une très sérieuse expérience mêlant germinations et influence de la Lune selon les concepts biodynamiques. Ses conclusions sont sans surprise mais aussi sans appel.

Ce fut une nouvelle fois le moment de prendre un rafraîchissement (oui, il fait très chaud au NAT : les cerveaux fument), et un dîner et la soirée s’est achevée avec la très belle présentation de Patrick De Luca, maître de conférence en géologie à la faculté de Tours (membre SAT). Il a d’ailleurs participé au mois d’avril à l’élaboration d’un article sur la géologie de Mars avec la revue « Astronomie Magazine », notre partenaire. Une fois de plus – et sans surprise oserais-je rajouter- Patrick nous a fait un exposé extrêmement détaillé (+ 2h00) sur la géologie de Mars précisément, venant ajouter de nombreuses précisions à l’article paru, les failles, les cratères et leurs et leur « curiosity » selon l’âge géologique. Les  formations géologiques et leurs curiosités (!) en tous genres n’ont plus de secrets pour les participants.

Le ciel un peu bouché, il faut bien le reconnaître, a laissé la place à une nuit douce et agréable où chacun a pu partager ses secrets d’astronome.

A suivre….

Les N.A.T.- J+1 (Jeudi)

La première journée s’est soldée par une nuit avec des nuages laissant apparaître de temps à autres de petites zones claires qui ont tout de même autorisé l’observation de mars. Retour sur une journée menée tambour battant. La journée s’est ouverte sur un atelier astrophoto et les différentes techniques et modèles de capture avec ou sans roue à filtre. Le logiciel Prism a été passé en revue. C’était au tour de la sphère armillaire de faire sensation. La superbe réalisation de notre ami Michel a, une fois de plus, fait chavirer les coeurs. Sa présentation a conquis l’auditoire qui découvrait pour la première fois – en tout cas pour beaucoup- un outil connu depuis l’antiquité et dont la principale fonction est de déterminer la position du soleil tout au long de l’année en fonction du lien d’observation. La sphère présentée était également équipée des principales constellations du ciel boréal et austral. Une petit pause a permis de reposer les esprits avant d’enchaîner sur la conférence du Professeur P. Arbeille. Un personnage hors norme, qui a su ravir l’assemblée présente au grand complet pour nous expliquer ses travaux sur les différents site de lancement : Baïkonour, cape Canaveral et Cayenne. Sachant à la fois présenter ses implications dans la médecine spatiale et les situations cocasses qu’il a pu rencontrer au cours de ses très nombreuses missions en compagnie des astronautes, cosmonautes, spationautes et même taïkonautes (chinois). Nous nous attendions à un personnage rigide, rigoureux et extrêmement pointu, c’est un personnage truculent, jovial, à portée de tous et prenant le temps des explications auquel nous avons eu droit. Le temps de prendre rapidement un dîner et la soirée s’est poursuivie par l’exposé de Alain Doressoundiram, Astrophysicien à l’observatoire de Meudon-Paris, venu nous présenter son domaine de recherche : les comètes et astéroïdes. Encore une fois, la brillante présentation nous a permis de découvrir les dernières avancées dans ce domaine et de mieux comprendre l’existence de ces corps qui peuvent nous paraître parfois si étranges. Nous avons eu droit à une description complète de la composition des comètes, leurs rôles pendant la formation du système solaire et l’incroyable richesse que renferment ces objets célestes. Impossible de parler des astéroïdes et comètes sans aborder Cérès , Pluton, les transneptuniens et autres centaures, la ceinture de Kuiper et le nuage d’Oort ont pris hier soir une tout autre signification. Quelques photos de cette journée :

Les N.A.T., c’est parti !!!

12h30: Le compte à rebours a fini d’égrainer les secondes qui nous séparaient de l’ouverture de cette 2ème édition. Cette fois nous y sommes, les NAT sont officiellement ouvertes, et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le soleil pointe enfin le bout de son nez. Les préparatifs se sont achevés hier soir, et les bénévoles présents ont célébré l’événement.

Ce matin (et même hier soir) les premiers inscrits ont planté les tentes, calé les camping-cars et déjà monté les instruments. Tout est prêt pour accueillir les astronomes venus des 4 coins de nos belles régions de France.

Le site couvrira autant que possible tous les événements prévus, ce sont actuellement plus d’une quinzaine d’activités qui ont été programmées, répartis en conférence, ateliers, planétarium, astroc, exposants etc… Nous ferons tous les matins un point sur la journée de la veille.

Voici la galerie photo d’hier soir et ce matin :

Les N.A.T. çà se précise.

Les préparatifs vont bon train a l’observatoire du Ligoret (Tauxigny). Samedi dernier nos membres ont donné un coup de main pour aménager le site afin de recevoir les participants pour la 2eme édition des Nuits Astronomiques de Touraine.

Peinture, nettoyage, ponçage, lasurage, aménagement des équipements electriques, informatiques, sanitaires tout-ou presque- a été passé au crible.

Il faut bien reconnaître que le temps était propice à une 2eme journée de grand nettoyage (la première ayant eu lieu 1 mois plus tôt), histoire de déloger nos amies les araignées des recoins sombres où elles avaient trouvé refuge pour l’hiver. les instruments ont pu être révisés au grand jour et la mécanique vérifiée. Tout est prêt, enfin presque et le site n’attend plus que ses festivaliers, nos membres et les intervenants pour enflammer les nuits et entamer notre grand voyage de 4 jours à travers les planètes, les étoiles, les nébuleuse et autres galaxies.

Le soir venu, nous avons pu partager une repas bucolique avec le groupe de découverte -une trentaine de personnes- mené à vive allure à travers le parcours du système solaire (6km) par notre vice-président Christian, intarissable d’explications et de précisions en tout genre, exigeant avec lui-même il veut être partout, expliquer tout à tout le monde il sait faire partager au public notre passion, sa bonne humeur communicative laisse toujours à nos visiteurs un souvenir impérissable de leur passage sur notre site. Les estomacs une fois repus, c’est sur une séance d’observation que la journée s’est achevée toujours en compagnie de Christian et son groupe. Nous sommes tous rentrés épuisés, l’esprit un peu embrumé par le vin de Touraine, des étoiles au fond des yeux avec ce sentiment d’avoir une fois de plus passé une belle journée……. sur Terre.

Merci à Angélique pour ses photos

SAT – Mai 2014.

Par hal9000, il y a

Animation pour le club Astrogatines

Le 9 Mai 2014 la SAT a accueilli une trentaine de membres du club Astrogatines de Charentilly pour une animation autour des télescopes du club.

Après une séance de planétarium sur le thème « L’Univers » la soirée a pu se prolonger par quelques observations.

Autour des instruments, dont les 2 télescopes sous coupoles, Mars, Jupiter, Saturne ont été épiées

Quelques images de cette soirée :

1er Prix pour une sphère armillaire, la mécanique céleste plébiscitée

la S.A.T. vit en ce moment une période valorisante de par ses activités qui commencent à montrer de sérieux résultats. C’est déjà le cas actuellement avec notre ami et membre Patrick de Luca qui vient de participer à l’élaboration d’un article traitant de la géologie martienne dans le dernier numéro de « Astronomie Magazine ». Patrick de Luca qui est d’ailleurs à l’affiche des Nuits Astronomique de Touraine.

[ezcol_1half]Mais là n’est pas le sujet de cet article. Portons notre regard sur le 52eme Salon du Ripault où se tient depuis le 30 Mars jusqu’au 6 Avril, une exposition réunissant des artistes de divers horizons. Vous pourrez retrouver à cette exposition Michel Doucet, membre de le S.A.T. depuis de nombreuses années, membre émérite ayant très largement contribué à forger l’image actuelle de la S.A.T.[/ezcol_1half] [ezcol_1half_end]salon_ripault_2014_01[/ezcol_1half_end]

 

Michel a de nouveau frappé fort cette année en exposant à l’occasion de ce salon une oeuvre d’art scientifique – c’est un concept dont lui seul a le secret – qui a déjà ravi tous les visiteurs ce week-end. Il ne s’est d’ailleurs pas contenté de bluffer le public avec sa création car le jury du salon lui a aussi décerné le 1er prix. Amplement mérité, ce prix récompense 3 années d’élaborations, de calculs, de longues soirées, d’ajustements, faits à la fois de petites victoires mais aussi de périodes de réflexions sur ce qui semblaient sur le moment être des obstacles.

sphère_armillaire_Doucet_M

 

Petit rappel, qu’est-ce qu’une sphère armillaire? Une sphère armillaire, qui porte également le nom d’astrolabe est un outil scientifique et pédagogique avant d’être une oeuvre d’art, mais comme on peut le constater cela est nullement incompatible. Cet outil a donc pour fonction première d’expliquer la mécanique des mouvements apparents du soleil dans le ciel à n’importe quel moment de l’année et petit plus sur la sphère de l’ami Michel, n’importe où sur Terre. Plus largement, cela apporte également des explications sur la mécanique céleste tout au long de l’année. Une sphère armillaire est un outil d’une puissance insoupçonnable, on peut ainsi partir de n’importe quelle question et en déduire toute une réaction en chaîne des comportements du ciel céleste. Par exemple, vous souhaitez savoir dans quelle direction le soleil se lève à Moscou en décembre (soleil qui ne se lève pas rigoureusement tout le temps à l’Est contrairement aux croyances populaires), vous pourrez en déduire le temps d’ensoleillement, la durée des nuits, son élévation maximum, les constellations observables à cette époque de l’année etc. A l’inverse, vous voulez savoir combien de temps dure l’ensoleillement des pays se trouvant sur l’équateur en Juillet ou sur un tropique, vous pourrez en déduire toute une succession d’informations, sur la trajectoire du soleil, la position des pôles, celle des constellations du zodiaque, vous pourrez même apprendre que pour certains terriens le soleil se trouve au Nord quand il est midi chez eux, ou que dans d’autres pays le soleil se retrouve 2 fois par an pile à la verticale au dessus de leurs têtes, les termes équinoxe et solstice prennent grâce à cette sphère une explication limpide. Comme vous le voyez, cet instrument vieux d’environ 2500 ans est un outil fournissant une richesse insoupçonnée d’information, le plus incroyable dans tout çà c’est que la sphère ne se trompe jamais, c’est en quelque sorte une « sphère de vérité ».

sphere_armillaire_demonstration

Bravo encore Michel ton prix et le succès que tu rencontres sont amplement mérités, ta réalisation enchante les visiteurs et nous émerveille.

Vous pouvez rencontrer Michel qui sera tous les soirs vers 17h au salon d’exposition. Pour ceux qui ne pourront s’y rendre pendant l’ouverture, sachez que Michel intervient dans le cadre des Nuits Astronomiques de Touraine avec sa sphère. Il sera egalement présent au salon des jeunes inventeurs de Monts du 31 Mai au 1er Juin.

Pour finir, sachez que vous pouvez télécharger librement dans notre section téléchargement (accès aux inscrits et aux membres) une petite animation 3D reprenant tres succinctement le principe de l’astrolabe et ne simule que la course du soleil (et accessoirement la Lune) , vous devrez également installer le module « adobe air » pour lancer l’application. Cependant, rien ne vaut la mécanique céleste expliquée sur une sphère armillaire, je vous invite donc très fortement a rencontrer Michel et son incroyable création.

RETRO

Le premier journal de la SATC’était le 25 janvier 2001. Le journal de la SAT venait de naître avec un édito prémonitoire :

« Cher(e)s adhérent(e)s,
Eh oui, le « Journal de la SAT » est arrivé. Nous espérons qu’il évoluera dans le bon sens ; nous sommes ouverts à toutes vos remarques.
De plus, en ce début du 3ème millénaire, nous sommes heureux de vous adresser nos meilleurs vœux. »

(suite…)