3 – Le Soleil est vivant

mort du SoleilLe soleil est vivant, il est né et il mourra !

La naissance du système solaire remonte à un peu plus de 4,5 milliards d’années.

L’explosion de super novæ massives a déstabilisé un fragment d’un nuage dense de matière interstellaire (hydrogène pour plus de 90%) qui a commencé à s’effondrer sous son propre poids (sous l’effet de la gravitation) dans un des bras spiraux de notre Galaxie.

Au centre de ce nuage la matière est devenue de plus en plus dense et chaude, et finalement lumineuse (protoétoile). L’ensemble étant en contraction la somme des chocs entre les corpuscules de gaz a engendré un mouvement de rotation.

La température est alors devenue suffisante (15 millions de degrés!) pour déclencher la fusion nucléaire de l’hydrogène et créer l’étoile que nous connaissons (enfin presque, car à cette époque le soleil était très turbulent instable et son rayonnement ultra-violet 10 fois plus important.

Autour de l’étoile, dans un disque, se sont formées les planètes par accrétion progressive de petits corps.

Aujourd’hui le soleil devenu stable « brûle » chaque seconde 600 millions de tonnes d’hydrogène transformé en énergie et en hélium.

Quand le soleil aura consommé la totalité de son hydrogène (dans 5,5 milliard d’années) les réactions nucléaires s’arrêteront et la gravitation redeviendra prédominantes augmentant la température et la luminosité de l’étoile en son centre. Par contre cette luminosité (correspondant aux jets d’énergie sous la forme de photon) créera une pression sur les couches externes qui se refroidiront et se dilateront pour transformer le soleil en géante rouge dont le diamètre atteindra l’orbite de Jupiter.

Ensuite, après s’être débarrasser de son enveloppe gazeuse qui formera une nébuleuse planétaire, le noyau du soleil pas assez massif pour s’effondrer indéfiniment (trou noir) se contractera en un objet très dense (une tonne par cm3) de la taille de la terre: Une naine blanche qui s’éteindra lentement dans l’infini étoilé et peut-être sous le regard attendri de quelque humain exilé dans un autre système planétaire plus accueillant.

Si important soit-il pour l’humanité, il nous faut convenir que le Soleil n’est qu’une étoile moyenne parmi les milliards d’étoiles de notre Galaxie tout aussi banale elle même parmi les milliards d’étoiles de l’univers.

C’est ce que nous allons te raconter dans le sujet suivant : Le Soleil est une étoile.

 

 

Fond de ciel

Pourquoi le ciel est bleu ?

Fond de ciel Les anciens Perses pensaient que la Terre reposait sur un saphir dont l’éclat bleuté se reflétait dans la couleur du ciel.

L’explication est évidemment toute autre et liée aux phénomènes physiques qui accompagnent la diffusion de la lumière. Les particules de poussière et les aérosols qui composent l’atmosphère ont une dimension des millions de fois supérieure à la longueur d’onde de la lumière visible. En rencontrant les particules les plus grandes la lumière se réfléchit sur leur surface et rebondit dans différentes directions, la lumière est diffusée. Dans ces conditions toutes les couleurs subissent les mêmes réflexions de la même manière.

Par contre, les molécules d’air ont une dimension du même ordre de grandeur que la longueur d’onde de la lumière visible. Quand un photon percute une molécule ou un atome, certains photons peuvent être absorbés par les électrons qui gravitent dans le nuage électronique qui l’entoure. Pour retrouver sa stabilité l’atome réémettra cette lumière à la même fréquence mais dans des directions aléatoires. A cette échelle atomique les différentes couleurs du spectre ne sont pas toutes affectées de la même façon. Bien que toutes les couleurs peuvent être absorbées, les fréquences les plus élevées et les plus intenses d’un point de vue énergétique (les bleues) sont plus fréquemment absorbées que les fréquences plus basses (rouges) qui par comparaison sont peu affectées par l’atmosphère.   Ce phénomène est appelé la diffusion de Rayleigh du nom du physicien anglais qui décrivit ce phénomène en 1870.

Diffusion de RaleightLa couleur bleue du ciel s’explique par l’importance de la diffusion de Rayleigh.   La plupart des longues longueurs d’ondes, les couleurs rouge, orange et jaune en particulier traversent l’atmosphère sans être trop dérangées par ses constituants.   Par contre la lumière bleue est absorbée par les molécules d’air qui réémettent ce rayonnement dans toutes les directions. La lumière bleue est ainsi diffusée à travers tout le ciel. C’est la raison qui explique pourquoi, quelle que soit l’endroit du ciel que tu observes, le ciel te paraît bleu.

On peut donc en conclure que sur un astre dépourvu d’atmosphère comme la Lune, la lumière ne sera pas diffusée et tous les rayonnements se propageront en ligne droite jusqu’au sol.  Le ciel de la Lune est ainsi désespérément noir, et du côté obscur il est parsemé d’étoiles comme un velours de diamants.

D’après ce qui vient d’être dit on peut donc en conclure que la couleur bleue du ciel est la combinaison de la diffusion des rayonnements de courtes longueurs d’ondes comprenant les couleurs violet, indigo, bleu et vert dont les nuances donnent au ciel ses bleus si subtils.

Mais tout le monde a déjà remarqué qu’en altitude le bleu du ciel prend une tonalité très sombre alors qu’il peut être très délavé en bordure de mer ou devenir blanc brillant (température de couleur >10000 K) en plein Soleil.   C’est encore la diffusion de Rayleigh qui est responsable de cette variation de tonalité. A basse altitude la densité de l’air est plus importante qu’en altitude et l’atmosphère contient aussi beaucoup plus de poussière et de vapeur d’eau arrachée au sol ou transportée par les vents.   Il est donc normal que la lumière bleue soit plus diffusée en bordure de mer car elle rencontre beaucoup plus d’obstacles qu’en altitude où la raréfaction de l’air influence moins la lumière bleue.

Vu du ciel, c’est le même phénomène global qui nous renvoi la lumière réfléchie par l’Atmosphère donnant cette teinte et ces nuances uniques par leur diversité. La terre c’est avant tout   « la planète bleu ».

Choisir ses oculaires

TAK-UW_1La vraie puissance d ’un instrument, ou son ouverture, est caractérisée par le rapport de la longueur focale d ’un instrument divisée par son diamètre (F/D), plus le nombre est petit, plus l ’instrument est ouvert et … lumineux

Chaque élément de la « chaîne » optique d’un instrument est déterminant pour la qualité de l’ensemble. L’oculaire en fin de chaîne (ou en début, c’est selon) est souvent oublié dans cette qualité. Il faut pourtant savoir qu’un bon oculaire peut améliorer sensiblement la qualité d’un télescope moyen et qu’un oculaire médiocre ou inadapté peut détruire les bénéfices d’un excellent instrument.

 Les propriétés des oculaires

Il existe trois types de coulant : Le coulant « japonais » 24,5 mm ; le coulant « américain » 31,75 mm et le coulant « géant » 50,8 mm. Plus le diamètre est important et plus l’oculaire est lumineux .. Et cher !

La focale est indiquée en mm sur l’oculaire. Elle détermine directement le grossissement obtenu. Plus la focale est petite plus le grossissement sera important. On calcul le grossissement en divisant la focale de l’instrument par la focale de l’oculaire.

Caractéristiques des oculaires

NB : Le choix du grossissement dépend de l ’objet à observer (lune, Jupiter, galaxie)

 Le champ de l ’oculaire est aussi appelé champ apparent (CA). Il détermine le champ visuel dont vous disposerez. Le CA commun est d ’environ 50° ; le CA le plus grand est de 82° (Nagler). Le prix augmente exponentiellement avec le CA

C ’est la portion d ’espace que l ’on aperçoit lorsqu ’on regarde à travers l ’oculaire. Pour le calculer on divise le CA par le grossissement

Ex :

Soit un instrument de 1000 mm, soit un oculaire de 20 mm et de CA 40°.

Le grossissement est de 1000 / 20 = 50X et le champ de vision sera 40° / 50X = 0,8° (48 ’)

 NB : 1° = 2 fois le diamètre de la lune
 

 Le choix des oculaires

4 oculaires sont nécessaires et suffisants pour couvrir l’ensemble des objets que vous voudrez observer avec votre télescope. Il est bien sur possible et souhaitable d’avoir des variantes de certains grossissement selon vos préférences d’observation. Il reste cependant préférable d’avoir peu d’oculaires de grande qualité que toute autre disposition.

L’utilisation d’une Barlow (doubleur ou tripleur de focale) peut permettre de limiter le nombre d’oculaires mais la perte de luminosité incidente (divisée par 4 ou 9) ne justifie pas cet investissement. A éviter.

Vous pourrez aussi utiliser des filtres pour optimiser l’efficacité de vos oculaires en observation visuelle. Les filtres colorés ou spectraux permettent d ’augmenter les contrastes des objets observés (les bandes de Jupiter, la tâches rouge …) ; les filtres neutres ou polarisant éliminent l ’excès de luminosité (c’est crucial pour la lune) ; les filtres interférentiels (antipollution) révolutionnent tout simplement l’astronomie visuelle dans nos contrées fortement polluées ;

Le grossissement minimum : Il est le plus lumineux et offre le maximum de champ. On calcul la focale maximum de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par 7. Il est idéal pour le ciel profond et les objets les moins lumineux.

Le grossissement moyen : On l ’utilise pour observer la lune en son entier et pour les amas galaxies et nébuleuses. On calcul la focale moyenne de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par 3.

Le grossissement utile : C ’est celui que l ’on choisit pour observer les détails à la surface de la lune et des planètes. On calcul la focale utile de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par une valeur entre 0,7 et 1,5. On a intérêt à en avoir plusieurs qui couvrent cette plage pour choisir qui sera le mieux adapté à la turbulence du moment.

Le grossissement maximum : Il est indispensable pour séparer les étoiles doubles ou par turbulence faible pour la lune et saturne. On calcul la focale minimum de l ’oculaire en multipliant l ’ouverture de l ’instrument (F/D) par 0,5

Au-delà de ce grossissement ce que vous gagnez en grossissement est perdu en détail !!

 Les différents types d ’oculaires

  •  Qualité ordinaire : H (Huygens), HM (Huygens-Mittenzwey), R (Ramsden), SR(Syw-Ramsden)
  • Qualité moyenne : AH, K (Kellner), MA, SMA
  • Bonne qualité : OR (orthoscopique)
  • Haute définition : OR HD
  • Haut de gamme :Panoptic, AVW ou Lanthanum
  • Les grands champs : Nagler, Panoptic,UWA (Ultra Wide Angle), SWA

Pourquoi choisir un grand champ : Supposons que vous observiez la lune avec un Nagler 2 de 16 mm et un Celestron 8 (F=2000). Avec ce grossissement (125) vous ne verriez, avec un autre oculaire qu ’une petite portion de Lune. Avec un Nagler vous contemplerez la lune en entier avec le même grossissement.

C ’est une vision prodigieuse. Pour le ciel profond, c ’est tout simplement extraordinaire !

A vos instruments !!!

 

 

 

Le Big bang !

 et-le-big-bang-fit-tout-exploser,M25417Depuis plus d’un demi siècle le Big-bang et la théorie de la relativité générale qui l’accompagne font rêver jeunes et vieux, scientifiques et profanes.

 Plus qu’une théorie scientifique c’est un concept qui a marqué le XXème  siècle en influençant nos philosophes et notre culture.

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RETRO

Le premier journal de la SATC’était le 25 janvier 2001. Le journal de la SAT venait de naître avec un édito prémonitoire :

« Cher(e)s adhérent(e)s,
Eh oui, le « Journal de la SAT » est arrivé. Nous espérons qu’il évoluera dans le bon sens ; nous sommes ouverts à toutes vos remarques.
De plus, en ce début du 3ème millénaire, nous sommes heureux de vous adresser nos meilleurs vœux. »

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1 – Le Soleil est dieu

Où L’humanité subjuguée …

apollo10Depuis toujours le Soleil a fasciné les différentes civilisations, dans le monde entier. Que ce soit en Égypte ou en Amérique du sud (Pérou,  Mexique) le Soleil était représenté comme un Dieu. Il apportait la bonne récolte ou le mauvais sort. Le Soleil a été nommé de différentes façons, selon les civilisations: « R » en Égypte, « Hélios » pour les Grecs ou encore « Illa Tecce » pour les Incas.

3558538.090f1fd3.240Le Soleil a eu une place très importante pour les Incas, tant dans la culture que dans la religion. Pour eux, le Soleil était le fils du grand  Illa Tecce qui régissait et gouvernait les jours, les saisons, les années… Les colons ont converti ces peuples à la religion catholique mais le Soleil reste encore, dans cette région du monde,  célébré au solstice d’été.

 

 

helios3Dans la civilisation grecque, le soleil portait le nom d’Hélios. Il chemine toute la journée le ciel dans son char; et éclaire la terre par sa chevelure de feu selon le mythe.

 

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En Égypte, le soleil représentait la plus importante des divinités. Il portait différents noms selon sa position dans le ciel: Khépi à son lever, Atoum à son coucher et RÂ à son zénith.

 

Dans certaines régions du monde, certaines peuplades accordent encore de nos jours une protections_transit_venus_zoom945importance sacrée au soleil.

Ne peut-on pas, plus prés de nous encore, s’étonner du comportement des astronomes qui parcourent avec acharnement  le monde pour suivre les péripéties du soleil et admirer chaque éclipse, ne sont-ils pas moins influencés par la curiosité scientifique qu’ils affichent que par les grands mystères du monde qui les obsèdent.

Et toi, le Soleil te fascine-t-il ? Et si oui pourquoi ?

Les épisodes à venir te feront découvrir les différentes facettes du Soleil et alors seras tu éberlué de la puissance qui nous environne modestes terriens et tu seras alors fasciné par le reste de l’univers à découvrir et à comprendre.

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bientôt, ton prochain épisode  … Le Soleil est lumière

 

Trois soeurs

RTEmagicC_30664_terre_venus_mars_nasa_txdam22597_9dd4e4Autour d’une étoile quelconque, dans une galaxie moyenne de notre Univers en pleine maturité, trois objets se sont formés parmi 5 autres. Trois objets de taille voisine, constitués des mêmes matériaux. Tout laissait croire à une destinée identique de ces trois sœurs. Pourtant après 5 milliards d’années, ces trois sœurs dans leur maturité sont, on ne peut plus, … différentes.

 Que s’est-il passé ?

(suite…)

Plein les Yeux : Magellan

Nuage de Magellan

Le Grand Nuage de Magellan est l’une des galaxies les plus proches de la nôtre. Les astronomes ont récemment utilisé toute la puissance du Très Grand Télescope de l’ESO pour explorer l’une de ses régions les moins bien connues.

Sur cette nouvelle image apparaissent des nuages de gaz et de poussière au sein desquels naissent de nouvelles étoiles chaudes qui sculptent leur environnement et lui confère d’étranges formes.

Y figurent également de longs filaments, vestiges de la disparition d’une étoile sous la forme d’une explosion de supernova